‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 50 sur 285 · Hérodote, II · texte numérisé non relu

Hérodote, II

2. Plusieurs villes rendaient positivement, au dire des auteurs, des honneurs divins à ces amphibies : Arsinoé, Ombos et Coptos. La ville d'Arsinoé, dit Strabon, entretenait un nombre considérable de ces lézards gigantesquea qu'elle nourrissait de viande?, de gâteaux et d'hydromel : aussi fut-elle fréquemment désignée sous le nom de Crocodilodolis.

ou au dieu Sébac, à. tête de crocodile*. Il passait aussi pour être le messager, venant chaque année annoncer à Isis la crue

du Nil. t

Cela explique pourquoi des crocodiles momifiés ont ete trouves dans diverses villes, où cet animal était en honneur2.

Clément d'Alexandrie termine ainsi sa description des temples d'Egypte : « Le sanctuaire intérieur est caché aux yeux par des tentures brochées d'or; mais quand le prêtre tire le voile, que voit-on? un chat, un crocodile ou un serpent du pays, qui se vautre sur des tapis de pourpre! »

Quiconque tuait, de propos délibéré, un animal sacré, était

puni de mort. .

Si le meurtre était involontaire, le coupable devait accomplir la pénitence imposée par les prêtres. Celui qui apercevait le cadavre d'un animal sacré, s'arrêtait au lieu d'en approcher, poussait des gémissements et criait bien haut qu'il l'avait trouvé mort. Quand un chat mourait, les habitants de la maison se rasaient les sourcils; si c'était un chien, ils se rasaient la tète 3. Les districts prenaient le deuil pour la mort des animaux entretenus dans les temples Diodore raconte que de grands personnages consacraient assez souvent une partie de leur fortune à la sépulture de ces animaux, et les monuments prouvent que Diodore n'est point tombé là dans de pures imaginations4.

Parmi les animaux sacrés, le chat5 semble avoir été une figure réunissant, par des allégories, les attributs de divinités

variées.

Un document entre autres ne peut laisser aucun doute a cet

égard.

Nous lisons ceci dans un hymne en l'honneur du chat sacre, adressé à Râ d'Héliopolis, et dont le texte a été trouvé sur une colonne du ive siècle avant J.-C. :

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