Max Duncker
aiÈRB ET L'ADORATION DANS L'ANTIQUITÉ. 77
alors, od le noyait pour chercher an autre taureau , réunissant les attributs qui le désignaient au collège des prêtres comme sun esseur.
Venait-il à mourir avant L'expiration des -27> années? Tout le monde prenait Le deuil; le corps de l'animal était embaumé et placé en grande pompe dans un riche édifice.
La science du blason peut faciliter L'intelligence de la langue emblématique que nous étudions dans ce chapitre. Les animaux représentés sur les « armes • d'un noble personnage, n'ont de valeur pour lui qu'en raison des souvenirs glorieux qu'ils évoquent, ou de la vertu aueestrale qu'ils rappellent en un muet Langage : on peut en dire autant des armoiries des villes où des États, dans lesquelles sont mis en relief et célébrés maints animaux de la création.
Enfin, ne trouve-t-on pas en Egypte une sorte d'idolâtrie à L'égard du Nil; et n'a-t-on point aussi cent fois écrit que l'on y adorait des légumes, les oignons notamment.
uu'\ a-t-il de vrai dans ces allégations?
Oui, les Egyptiens rendaient au Nil une sorte de culte, comme à l'auteur de la fécondité et des richesses du pays tout entier; mais ici encore l'hommage vise le Dieu caché dans les eaux; et ce Dieu innomé semble confondre en lui-même d'autres divinités ou, pour être plus exact, d'autres attributs divins incarnés dans Seb, Nepra...
Que lit-on, en effet, dans un Hymne au Nil?
« Salut, û Nil! — ô toi qui t'es manifesté sur cette terre et qui viens en paix... pour donner la vie à l'Egypte! — Dieu caché..., voie du ciel qui descends! — Dieu Seb, ami du pain ! — Dieu Nepra, qui donnes les grains... — Tu bois les pleurs de tous les yeux, et tu prodigues l'abondance des biens '. »
Muant à la prétendue adoration des oignons, elle semble née de l'équivoque suivante.
Le lotus • nélumbo , sorte de lis des bords du Nil et des pays tro-