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2. On sait combien les Israélites regrettèrent les oignons d'Egypte.
raltre devanl Le Tribunal redoutable d'Osiris. Ses actions étaient pesées dans la balance de vérité. Son cœur était appelé eu témoignage à cette solennelle audience.
i 0 Cœur! s'écrie le défunt, cœur qui me vieDS de ma mère, cœur de quand j'étais sur la terre! ne te dresse pas comme témoin contre moi ! n»' me charge pas devant le dieu Grand ! »
Le cœur, autrement dit la propre conscience, venant, comme témoin de L'homme, au jour du jugement de l'âme.. : voilà une idée de haute philosophie.
Quatre génies la purifient, dans un brasier, des taches légères qui la souillenl encore, et elle part cultiver les campagnes du ciel où elle finit par s'absorber dans la divinité...
« Elle reçoit la plume d'autruche de la justice, et Veau de la vie éternelle, pour arriver dans les régions du dieu du soleil, Râ, en passant, sans crainte, devant l'hippopotame qui gardé l'entrée du monde internai '. »
Coupable, l'àme estrejetéesur la terre; alors elle séjourne tour à tour dans le corps d'animaux, et ne revient à la forme bumainc que pour subir une nouvelle épreuve de vie.
On supposait que, pendant les étapes de ce long pèlerinage, l'àme pouvait désirer revenir clans le corps pour s'y reposer. De là le procédé de momification dont nous parlerons longuement au livre quatrième, et dont le but était la conservation indéfinie en quelque sorte du cadavre. On admettait que sa décomposition aurait pu entraîner la perte de l'âme qui l'avait animé. Cela explique bien les soins scrupuleux dont les momies étaient entourées.
Les Égyptiens croyaient au jugement de l'àme au ciel; mais ils en prononçaient un sur la terre, pour les corps, lors de l'embaumement. « Une décision solennelle était rendue le jour des funérailles : tous avaient le droit de porter accusation contre le défunt. Parvenait-on à prouver que sa vie avait été coupable? les