‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 57 sur 285 · Melin · texte numérisé non relu

Melin

2. Max Duncker, 92. — Au livre IVe nous donnerons la suite de la formule de la confession et de la prière du défunt, extraite du Rituel funéraire.

soleil. C'est là, d'après Les égyptologues, ce qu'indiquent des tableaux du jugement des morts, dans Lesquels on voil une àme transformée en pourceau c'est-à-dire revêtue de La forme qui s\ rmbolise la gloutonnerie . chassée à coups de fouets, par Anubis, hors de la salle du jugement. Cette migration à travers le règne animal ne pouvait s'étendre à toutes les espèces, puisque, pour les Egyptiens, L'essence des dieux se révélait dans des animaux sacrés, [tassant pour être autant d'incarnations divines. Aussi pour qu'il lût un châtiment, le voyage de L'àme ne devait-il s'accomplir que dans les bétes les plus méprisées et les plus viles.

Quand le mort n'a point mérité d'aller rejoindre le dieu du disque solaire, pour jouir d'une vie céleste en cueillant des blés, des fleurs et des fruits, en se promenant sous des berceaux pleins d'ombre, en se baignant dans les eaux limpides; quand il n'a pas même été admis à l'expiation des vies successives sur la terre: autrement dit : « Quand, dans la pesée du Jugement céleste, notée avec soin par Thot, le cœur du défunt mis dans un plateau de la balance, en regard de la plume d'autruche1 placée dans l'autre plateau, a été reconnu trop léger comme vertu, alors le coupable est jeté dans le monde des ténèbres, où des Esprits vengeurs lui infligent le châtiment du glaive ou celui des chaudières. »

Pareilles croyances n'impliquent-elles pas jusqu'à l'évidence la foi en la survivance de l'âme et en un Justicier, rémunérateur ou vengeur; la foi aussi en l'efficacité de la souffrance et de l'expiation, pour mériter le pardon?

II. Bien que les Chaldéens, les Babyloniens, les Assyriens et les Phéniciens aient livré à la science des sources d'information beaucoup moins complètes que celles fournies par les sectateurs d'Osiris, cependant, ce qu'on sait de leur théologie corrobore la thèse dont nous avons entrepris la démonstration : la croyance universelle à des esprits, en un dieu principal, et en un élé* ment immatériel dans l'homme.

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