‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 65 sur 285 · Les villes retrouvée*) M. Hanotaux · texte numérisé non relu

Les villes retrouvée*) M. Hanotaux

2. On sait que le- Aryas sont les ancêtres de la famille indo-européenne d'où sont sortis Iraniens, Hindous, Celtes, Grec-, Latins. Germains, Slaves...

lue. <( Le mauvais principe n'est pas coéternel au bon. J> Hit, anc. (Joe. cit.). i

! . Le nom vulgaire est Ormuz'i .

bon, très parfait, très intelligent, éminent en pureté, qui possède bonne science, lui qui nous a créés, formés et nourris. »

Fidèles à l'idée d'un dualisme se partageant l'empire du monde, les Perses faisaient d'Ormuzd le créateur des animaux utiles, coqs, chiens... Quant aux serpents, scorpions, rats, fourmis et moustiques, ils les supposaient l'œuvre du Principe du mal.

A la mort, disaient-ils, l'âme se sépare du corps; et, la troisième nuit après le trépas, « elle traverse le pont du rassemblement1, qui mène au paradis par-dessus le gouffre de l'enfer. Ormuzd l'interroge, et si elle est trouvée juste, les démons s'enfuient, car ils ne sauraient supporter ï odeur des âmes vertueuses. »

III. Suivons le développement de la notion de Dieu chez le peuple qui, par sa puissance civilisatrice, domine tout le monde aryen : le peuple grec.

Si l'on veut bien se rappeler que l'idolâtrie est spécialement l'adoration delà divinité assimilée à l'homme, on reconnaîtra que les Grecs étaient essentiellement idolâtres. Leurs dieux revêtaient la forme humaine dans toute sa perfection et sa beauté.

Mais si cette forme idéalisée a produit les chefs-d'œuvre de la statuaire qui font et feront l'admiration des siècles; au point de vue moral, l'histoire fabuleuse des dieux ne mérite certes point de louanges.

En humanisant les habitants de l'Olympe, les Grecs leur donnèrent le corps, les goûts, les vêtements, les idées, les faiblesses, les passions et même les vices de l'humaine nature, conséquence que déjà Moïse redoutait de son temps.

La mythologie grecque permet-elle de distinguer un Être transcendant, perpétuant chez les Hellènes le sentiment de l'unité divi ne ?

Oui, Zeus était bien le maitre des dieux et des hommes, selon l'expression consacrée2.

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