Philosophe stoïcien
5. Zeus habitait le mont Olympe eu Thessalie : de là le mot Olympe pris comme synonyme de ciel.
LA PRISEE BT L'ADORATION DANS L'ANTIQUITÉ. 98
conviction partagée par Pindare, qui voit enZeus un rire incréé, • existant par Lui-même ».
Les auteurs grecs font aussi une distinction entre les divinités de la légende, à qui La tradition populaire attribue Les pires défaillances [oi Theoï&u pluriel); et l'essence divine, la Divinité, to Tàeion ou Theos), c'est-à-dire « L'Être qui voit, entend tout, est partout présent à la fois », selon les expressions mêmes dn Dialogue <mtre Socrate et Aristodème1.
Que sait-on de la. prière chez les Grecs?
L'invocation de la Divinité se rencontre à chaque instant dans les chants homériques.
Ouvrons-en les pages, au hasard.
Quand les Troyens et les Grecs sont sur le point de se lier par serment. àgamemnon, rapporte Ylliade, « prie à haute voix en élevant les mains, et s'exprime ainsi : « Zcus, notre Père ! sois notre témoin... » A leur tour, les guerriers « adressent des prières au grand et glorieux Zeus ainsi qu'aux dieux puissants ». Et encore, au moment décisif de la lutte, quand Hector et Ulysse, après avoir mesuré le champ du combat, tirent au sort, dans un casque, pour désigner celui qui lancera le premier javelot, « les deux peuples, les mains élevées vers le ciel, prient à nouveau'. »
Les réunions publiques, les combats, les jeux, s'ouvraient par la prière. Xénophon va plus loin encore : « Au commencement des repas, dit-il, c'est le devoir du sage de louer Dieu, de lui rendre des actions de grâces avec un cœur pur, et de le prier de nous accorder la force qui nous est nécessaire pour faire le bien 3. »
Et Platon de son côté s'exprime ainsi : « Ce qu'un homme vertueux peut faire de mieux pour le bonheur de sa vie, c'est de se mettre en rapport continuel avec les dieux par des prières ou des vœux, au début de toute entreprise, grande ou petite4. »