‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 82 sur 285 · R. V. V. 48. 5. Loc. cit., pag · texte numérisé non relu

R. V. V. 48. 5. Loc. cit., pag

2. Cité par Max Muller. — Rig-Véda, XI, 129, cité par Muir; voir M. de Broglie, p. 148.

Au\ dieux védiques succèdent des divinités sujettes à tous les maux, ei qui cessent d'être éternelles; à L'Ame humaine on refuse une vie surnaturelle propre, après le trépas; elle est soumise à la transmigration jusqu'à ce qu'elle s'anéantisse en Brahma; enfin à l'égalité primitive, le brahmanisme substitue un esprit de caste exclusif, impitoyable.

Loin de se perfectionner, l'idée religieuse dégénère.

Néanmoins, Brahma peut quand même être considéré comme étant la nouvelle appellation du Dieu inconnu, en qui l'homme a. une foi instinctive : « Brahma, disent les Oupanichads, est autre chose que le connu; celui qui croit savoir qui il est, se trompe. »

« C'est moins par la science que par l'ignorance qu'on le connaît. « Celui-là seul peut l'atteindre qui dit : 77 est! il est ' / » « De Brahma sortent tous les êtres, comme l'arbre sort de la semence, comme la toile sort de l 'araignée. »

Bien que très porté au panthéisme, à raison même du caractère absorbant donné au dieu, le sectateur de Brahma ne le confondait pas autrefois avec les éléments qui sont son œuvre, ni avec les esprits secondaires. Nous en avons pour preuve la prière même du Mahabarata qui l'individualise en ces termes :

« 0 Dieu! je vois, en toi, les dieux et la troupe des êtres vivants... — Tu brilles comme le soleil dans son immensité. — Tu es l'Invisible, la suprême Intelligence, sans commencement, sans milieu, sans fin. — Ton bras n'a pas de limite; tes regards sont comme la lune et le soleil; ta bouche a l'éclat du feu sacré. — Tu remplis de toi seul L'espace et touches à toutes les régions 2. »

La Divinité, dit la légende, a créé quatre espèces d'hommes. De sa bouche, elle a tiré les brahmanes ou théologiens; de son bras, les guerriers3; de sa cuisse, les laboureurs4 et les commerçants; de son pied, les soudras, ou serviteurs des autres; et nul homme,

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