‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 88 sur 285 · Dict. Jauge · texte numérisé non relu

Dict. Jauge

6. Guide du Musée Guimet. — Hist. des relig. de l'Inde, M. de Milloué, p. 232.

carnation de Vichnou : les Jacolliot et autres savants de fantaigie écrivent Le ûom : Christna, pour en l'aire Le prototype du Christ. Sod histoire est racontée dans Le Bhàgavata-purâna traduit par Eugène Bornouf et par M. Hauvette-Besnault. »

La similitude des noms est donc mensongère : première remarque.

En second lien. L'argument étymologique est à noter : Kercbna, en sanscrit veut dire L'homme noir, tandis que le nom de Christ. ChristoSj est la simple traduction du mot syriaque meshihâ, qui

si uni fie oint '.

En tout cas, le personnage hindou, qui d'ailleurs n'a peut-être jamais existé, était, à l'origine, réputé simple être humain : il n'a été célébré que dans les temps modernes, et peut-être uniquement par imitation de l'Homme-Dieu, quand le Rédempteur fut connu de l'Orient.

En effet, voici ce qui s'est passé.

Lorsque la prédication évangélique commença à se répandre dans l'Inde, les brahmanes, pour contre-halancer l'influence de la doctrine nouvelle qui les inquiétait en menaçant leur omnipotence religieuse, trouvèrent expédient de chercher à confondre la personne du Christ avec celle d'un héros légendaire, dont le nom présentait une certaine analogie avec celui du fondateur du Christianisme. Or ce combattant fameux, Kshathriya Kershna (dont l'histoire est racontée dans le Mahàbhârata2 primitif, sorte d'Iliade de l'Inde), est représenté dans les chants les plus anciens du poème3, comme étant seulement un guerrier d'essence tout humaine, qui meurt frappé d'une flèche.

<( Dans le Mahàbhârata. écrit M. A. Foucher, il est parlé de Krishna, héros d'une conscience peu scrupuleuse; quant à son prétendu caractère divin, il ne se révèle que dans la fameuse interpolation4 mystique de la Bhàga-Vad-Gita. Dans les Pourànas,

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