‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 98 sur 285 · Nom donné spécialement aux transformations de Vishnou · texte numérisé non relu

Nom donné spécialement aux transformations de Vishnou

3. On peut citer, par exemple, le précieux témoignage à, cet égard, du R. P. Coubé, missionnaire.

sordide personne, les lamas se livrent respectueusement à la chasse de ce menu gibier, en manière d'honnête et aimable récréation.

« Ils se gardent bien de tuer les insectes à mesure qu'ils les saisissent. Ils se contentent de les poser délicatement et de les lancer au loin, sans leur faire le moindre mal, car ils craindraient de se rendre coupables d'homicide éventuel l. »

En voyage, s'ils viennent à apercevoir sur leur route quelque insecte, ils arrêtent brusquement cheval ou voiture, et lui font prendre une direction oblique. Ils avouent que, par inadvertance, l'homme le plus saint occasionne tous les jours la mort d'un grand nombre d'êtres, ce qui mérite des expiations volontaires.

Répondant à nos questions à cet égard, un voyageur nous écrit avoir constaté par lui-même que, par exemple, chez les Djâinas, les sectateurs, avant de s'asseoir ou de se coucher, balayent avec grand soin l'endroit de leur repos, non par propreté, mais dans la crainte d'écraser un insecte, quel qu'il soit2.

C'est dans la même pensée qu'Ovide, on s'en souvient, conseillait de ne pas manger la chair des animaux, dans la crainte d'expulser l'âme d'un ami ou d'un parent3.

Le respect des bouddhistes pour les êtres les plus infimes, a suggéré à Taine une étrange critique : il trouve la charité chrétienne « plus bornée » que celle du bouddhisme qui s'étend même aux animaux.

L'obligation religieuse de respecter la vie de la vermine qui couvre les disciples de Bouddha, ne semble nullement ni une supériorité enviable , ni une pitié touchante.

Nous préférons le conseil d'un saint François de Sales, d'un saint Vincent de Paul, recommandant aux chrétiens la propreté, comme étant une demi-vertu.

En Hindoustan le singe, le croirait-on, est un animal vénéré;

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