Rev. M. Cat., X
2. Promulgué en 1723. V. Journ. des Sav. : Codex leg. Slavonic. M. Dareste.
."!. Cette procédure était admise pour les vols de peu d'importance. V. Journ. des Sav. 1887, p. 172. Étude d'après Max Kovalevski, professeur à l'Université de Moscou.
épaules, en disant devant le juge : « Que tes péchés soient sur moi au jugement dernier! et que je sois condamné à ta place, si j'ai fait ce dont tu m'accuses. »
M. Auguste Stœber1, conservateur des musées de Mulhouse, décrit un ancien instrument.de supplice qui existe encore : la pierre des bavardes, ou des mauvaises langues2. Cette pierre, enchaînée au mur de l'Hôtel de Ville, représente une tête de femme grimaçante, les yeux écarquillés et tirant la langue; ce bloc pèse environ douze kilogrammes.
Un quatrain écrit en allemand indique à quel usage il servait. En voici la traduction :
« On m'appelle la pierre des bavardes — Bien connue des mauvaises langues. — Quiconque se plaira à discuter, et à quereller, — Me portera par la Ville. »
En effet, sous l'ancienne République de Mulhouse, et longtemps auparavant, toute commère surprise en flagrant délit d'injure, de calomnie ou de grave médisance, était tenue, outre l'amende, de se promener par la ville « la pierre au cou », accompagnée de gens de police sonnant de la trompe, et lardant d'un aiguillon la coupable pour lui faire hâter le pas. Un écriteau publiant ses méfaits était attaché à ses épaules.
Il arrivait parfois que deux femmes se trouvaient condamnées ensemble : dans ce cas, Mulhouse n'ayant point le double de cet objet original, l'une portait le « Klapperstein » jusqu'à un certain endroit, où l'autre l'en déchargeait pour accomplir à son tour la pénitence encourue.
Cette coutume était aussi ancienne que répandue : on a retrouvé dans les lois germaniques une disposition aux termes de laquelle toute femme qui « disait vilenies à une autre » , se voyait condamnée à verser une somme et à parcourir la ville avec une ou deux pierres attachées au cou par une chaîne, Cet humiliant châtiment était également en vigueur dans la petite ville d'Argonne, dès la première moitié du xvme siècle, ainsi que dans les Flandres et dans les pays Scandinaves.
Mais c'est en Allemagne qu'il paraît avoir été le plus généra-