‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 117 sur 296 · V. notamment Sophocle, Antigène · texte numérisé non relu

V. notamment Sophocle, Antigène

3. D'après M. Schlyter, jurisconsulte suédois, le témoignage du fer rouge owjcrnbyrd était usité jusqu'au xive siècle, dans la procédure criminelle de Suède.

Dans un remarquable ouvrage, M. l'abbé Laviron avertit les chrétiens de ne point se scandaliser à cet égard : « Il n'y a rien de surprenant à ce que dans des temps d'ignorance profonde, une partie plus ou moins considérable du clergé ait payé son tribut aux préjugés communs, en se laissant entraîner par un irrésistible mouvement général. »

On trouvera, dans les dernières pages du chapitre sur le duel, nos remarques spéciales sur le concours du « bas clergé » d'alors; mais dès maintenant redisons que, d'une part les Papes protestèrent souvent contre cette immixtion abusive; et que, d'autre part, l'épreuve « judiciaire » fut, comme son nom l'indique, une procédure fondée sur la législation , et prévue par elle.

Le prêtre n'apportait donc en réalité son ministère, que pour rendre aussi sincère, aussi respectable que possible une solution que les juges indécis et perplexes renvoyaient « au jugement de Dieu », faute d'oser se prononcer eux-mêmes. Il suffit de relire leurs Sentences pour être convaincu que, si ce n'était point là une justice éclairée, c'était presque toujours une œuvre d'entière bonne foi.

Les barres de fer étaient bénites et déposées dans des chapelles qui avaient ce privilège. Pour l'ordalie simple1, la barre pesait une livre, le plus souvent elle en pesait trois : c'était l'ordalie triplex.

Les préliminaires consistaient à mesurer sur le sol neuf fois la longueur du pied du prisonnier2; et on la divisait en trois parties égales appelées pas. A la limite du premier pas était apporté un petit pilier de pierre, destiné à être le support de la barre brûlante.

Donnons une description intéressante, traduite du texte latin de Lombard... L'accusé passait trois journées en prières, pendant lesquelles il jeûnait au pain et à l'eau. Au jour de l'épreuve, le prêtre revêtu de tous les ornements sacrés, excepté la chasuble3, chantait une hymne4, bénissait les assistants et le

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