‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 119 sur 296 · M. Proost, loc. cit · texte numérisé non relu

M. Proost, loc. cit

2. ... Ad portandum calidum ferrum. Spelman, Gloss. archéolog., 251.

3. Les historiens de l'Allemagne racontent que la reine Théotberge, épouse de Lothaire Ier, accusée d'inconduite, subit avec succès l'épreuve de l'eau bouillante... par un champion représentant la royale accusée.

d'eau , et on y mettait (à une profondeur que l'on augmentait en raison de l'importance du crime) une pierre ou une masse de fer d'un poids déterminé.

L'accusateur et l'accusé, accompagnés chacun de douze amis, se rangeaient sur deux lignes opposées : le nombre de douze était de rigueur, à peine de nullité.

Après avoir récité des litanies, un délégué, au nom de chacune des parties, devait examiner le vase d'épreuve, reconnaître la température de l'eau et vérifier si la pierre était à la profondeur voulue. Alors l'accusé s'approchant du vase, y enfonçait le bras, et en retirait l'objet immergé.

Le bras était enveloppé immédiatement dans un sac d'étoffe que Ton scellait. Le troisième jour les cachets étaient brisés devant le juge, qui proclamait l'innocence..., si le bras était intact.

11 paraît que dans l'Hindoustan les lois admettaient la procédure par huile brûlante.

Dans ce cas on lavait la main de l'accusé, et on lui coupait les ongles ras, pour s'assurer qu'il n'avait usé d'aucun préservatif dissimulé. Ensuite le bourreau lui plongeait la main dans une chaudière d'huile bouillante ; et de même qu'en France au moyen âge, la main entourée de toile était scellée vers le poignet; au bout de trois jours également, le juge examinait la brûlure.

Si le membre était entamé, le prévenu passait pour être convaincu du crime.

Quelquefois on lui faisait « lécher une tuile en feu », toujours dans un but de justification.

Chez nos pères, les personnes condamnées au jugement de Veau froide, paysans, serfs et païens1, étaient conduites près d'un réservoir profond, et revêtues de l'habit des exorcistes. On les jetait dans le bassin. Si elles surnageaient , c'était mauvais signe : heureusement que flotter était chose assez rare, à cause de la position extraordinaire qu'occupait le corps. En effet, le pied droit était attaché à la main gauche, et le pied gauche

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