‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 13 sur 296 · Dict. univ · texte numérisé non relu

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ne permettait pas en principe au vassal de se faire remplacer par un mandataire. L'hommage était rendu tête nue et genou en terre, « même pour les hommes d'Église, nonobstant leur dignité ». Seuls le roi et les membres du Parlement en fonctions, étaient autorisés à déléguer procureur pour l'hommage.

En quelle circonstance le roi avait-il donc lieu de se soumettre personnellement à cet acte d'humilité?

Au cas où il rendait « foi et hommage à Dieu, à dame Sainte Vierge, ou aux Sainis ». Ainsi Gharlemagne fit hommage du royaume à saint Denis; mais ne pouvant réaliser la formalité finale, c'est-à-dire placer la main dans celle du saint, il mit son diadème sur l'autel en prononçant ces paroles : « 3ïonsieur saint Denis, je me dépouille de l'honneur du royaume de France, afin que vous en ayez la souveraineté. »

Les comtes de Flandre , étant tenus à l'hommage envers les rois de France, posaient leurs mains sur celles du roi « et devaient de plus entrelacer leurs doigts, pendant le serment de fidélité que dictait le chancelier de France ».

Les feudistes, c'est-à-dire ceux qui ont étudié spécialement les Fiefs, font remarquer que la main ainsi « donnée » marquait la dépendance, car celui qui rendait hommage devenait l'homme de son seigneur1.

... Gomment se fait-il que de nos jours, se demande un auteur2, la plupart des enfants, dès qu'ils peuvent choisir un objet, tendent, instinctivement la main droite, avant même qu'ils puissent comprendre?

Cette préférence que nous accordons à l'emploi de la main droite sur la gauche, aurait, d'après quelques savants, une cause historique et héréditaire, remontant au berceau des races indoeuropéennes.

Or, dans cette race, la main droite a été de tout temps et est encore la main noble par excellence , celle dont les hommes de rang supérieur doivent se servir dans toutes les actions ordinaires de la vie; la main gauche, elle, était et est encore la main impure, celle dont font usage les parias et les esclaves.

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