De Gondebaud, roi des Burgondes
gement de Dieu ». Et la loi ajoute qu'il est juste et naturel que celui qui est sûr de son dire , n'hésite point à en soutenir la vérité, les armes à la main 1.
Chez les Ripuaires, le jugement par l'épée est prévu pour apprécier la validité d'un affranchissement, d'une vente, d'une donation, ou d'une question d'ordre civil.
La loi des Bavarois dispose que « s'il n'y a qu'un témoin et que l'accusé nie, tous deux auront à se Lattre en champ clos, et celui à qui Dieu donnera la victoire sera digne de foi ».
Le combat singulier était encore admissible en cas de dommage aux moissons, d'empiétement ©u de vol, « si la chose dérobée avait la valeur d'un bœuf dressé, ou d'une vache donnant du lait2 ».
Défense était faite de porter secours aux champions dans tout combat singulier ordonné par les juges, à peine d'amputation de la main s'il s'agissait d'un esclave, ou de quarante sous d'amende si la transgression provenait d'un homme libre.
Ce n'est pas tout! la législation des Alamans, comme celle des Bavarois, voulait que la veuve sans enfants pour réclamer sa dot à la famille de son mari, recourût au duel par champion! il en était de même pour les plus modiques questions de bornage.
La législation des Frisons contient l'extravagance suivante : un homme est-il tué dans une bagarre? le proche parent peut provoquer le premier venu parmi les assistants; celui-ci, pour se disculper, doit en désigner un autre comme coupable et se battre avec lui.
Citons la loi des Saxons qui autorise le duel en cas de revendication d'immeubles; et celle des Thuringiens qui le déclare possible en cause criminelle ou civile, pourvu que l'indemnité due par le coupable soit d'au moins deux sous 3.
Au xe siècle, la solution de presque tous les conflits importants dépendait du sort de la lutte.
Donnons quelques exemples typiques.
Les juristes de l'époque étant partagés sur la question de sa-