‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 155 sur 296 · III · texte numérisé non relu

III

Ed réalité le mariage était considéré par les enfants d'Israël comme un acte saint1.

La formule rabbinique que le fiancé doit prononcer, en s'adressant à la fiancée pour célébrer le mariage, est celle-ci : « Te voilà sanctifiée*1. »

Celte expression est encore employée actuellement par les Juifs en cette circonstance.

On sait que l'une des cérémonies symboliques consiste à faire boire aux deux époux quelques gorgées de vin dans un même verre, qui est ensuite brisé sur le parvis de la synagogue. Pour la circonstance la femme sera admise à pénétrer dans le chœur, car d'ordinaire elle est reléguée dans les tribunes supérieures.

Au demeurant, le Juif semblerait tenir l'épouse en assez petite estime, si l'on en juge par cette oraison jaculatoire, qui se rencontre dans les livres de prières journalières à l'usage des Juifs actuels, disant à Dieu : « Je te remercie de ne m'avoir point fait femme. »

La forme originaire du mariage impliquait l'intervention du patriarche, assisté de deux témoins; mais sous la loi mosaïque on dressait un acte spécial ou contrat de mariage, rédigé sur des tablettes3 douze mois avant que la femme prît place dans la maison du mari.

Le mariage des Israélites était accompagné de prières du père, pontife familial. Nous en avons des exemples dans l'union de Rébecca avec Isaac, de Sara avec ïobie.

Par le fait du contrat, la femme devenait légalement réponse; toutefois, en attendant le jour de la noce 4, jour où elle s'appellera « la mariée », nessouah, on la désigne dans l'usage sous le nom de arroussah.

L'époux à l'expiration du délai de l'année refusait-il de recevoir sa femme? elle avait droit à une pension alimentaire de la part de l'infidèle.

1. Kidouschin, mariage, de Kadosch, sanctifier. — V. Rabbinowicz, I.

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