‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 156 sur 296 · Xissouin · texte numérisé non relu

Xissouin

La loi du Talmud, recueil des traditions rabbiniques, est entrée dans de minutieux détails pour limiter les soins domestiques que l'époux a droit de requérir de l'épouse ; il ne peut exiger d'elle que ce qui suit : « Moudre le blé, — cuire le pain, — blanchir le linge, — allaiter les enfants, — faire le lit du mari,

— travailler la laine. — Si elle a une servante, elle pourra se dispenser du labeur le plus dur, mais devra elle-même préparer les aliments. — Si elle a deux servantes, elle pourra en prendre une comme nourrice. — A partir de trois servantes elle est dispensée de faire le lit. — Enfin avec quatre servantes elle n'est tenue d'aucun travail manuel *. »

Toutefois des commentateurs estiment que le mari est autorisé, eût-elle cent servantes, à lui imposer de travailler à des ouvrages de laine, « l'oisiveté amenant des pensées mauvaises ».

De son côté, le mari doit assurer à sa femme les objets suivants : Un lit et ses accessoires, — un couvre-chef, une ceinture,

— des souliers pour chacune des trois fêtes, — des vêtements neufs pour l'hiver et de vieux pour l'été, ce qui en restera devenant sa propriété exclusive, — deux mesures2 de froment par semaine ou quatre mesures d'orge, — un demi-kabe de légumes, de l'huile et des figues sèches, — plus une pièce de monnaie3 pour ses menues dépenses de la semaine. — En tout cas, le vendredi elle partagera le repas avec son mari. »

La Mischnah ne parle pas du vin*, cependant il est admis que l'épouse y aura droit si la situation du mari lui permet cette dépense.

La femme du peuple est tenue « de filer une certaine longueur de trame dont le poids est déterminé », mais la tâche est diminuée à proportion du nombre d'enfants dont elle a la charge.

Plusieurs dispositions sont à relater ici :

Si la femme apporte en argent une dot de mille denars, le mari inscrira quinze cents, soit un tiers en plus, car avec cette avance l'époux peut réaliser des bénéfices; au contraire, si l'apport consiste en cadeaux d'amis, on le cotera un cinquième de

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