‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 157 sur 296 · Maah · texte numérisé non relu

Maah

moins que la valeur déclarée, « les gens de la noce étant disposés à exagérer la valeur des présents ».

Que d'obligations multiples inscrites dans les règles talmudiques!

Lorsqu'il plaît au mari d'aller habiter un endroit malsain, l'épouse peut se refuser à le suivre ; elle peut aussi exiger une lettre ou acte de divorce s'il ne lui permet pas de manger à son appétit; s'il l'oblige à s'habiller « d'une manière à lui faire honte devant ses voisines » ; s'il exerce « un métier dégoûtant ou travaille dans des industries à l'odeur infecte.,. »

Il faut voir dans ces énumérations diverses, autant d'espèces typiques auxquelles la jurisprudence se référait lorsqu'il survenait quelque contestation : la minutie même de ces prévisions dispensait souvent d'avoir recours aux tribunaux pour terminer les conflits dont les foyers étaient témoins.

Actuellement certains Israélites trouvent parfois le moyen de contracter un ou plusieurs mariages religieux sans pour cela tomber sous le coup de la loi pénale en tant que bigames. Nous pouvons citer entre autres le cas d'un nommé David Cohen1 traduit devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroqueries, à raison d'une dizaine de mariages successifs auxquels il avait fait procéder en vertu des lois talmudiques. « D'après l'ancienne coutume de notre religion, a déclaré l'un des témoins israélites, il est permis de se marier en un lieu quelconque, en présence d'une personne connaissant la loi talmudique, de deux témoins signataires et de sept témoins assistants. » Au point de vue religieux ce mariage, notamment pour les Juifs polonais, équivaut à une union très correcte, et l'on vend même des formules imprimées en langue hébraïque, où il suffit d'inscrire les noms des futurs, pour en faire en acte de mariage régulier.

En voici la traduction exacte :

« Cejourd'hui, à la sortie du Sabbat à la veille de dimanche, le quatre Nisam, l'an cinq mille six cent et trente-quatre de la création du monde, en cette ville de Paris, le sieur David, fils de Jehuda Cohen, a dit à la veuve Zebich, fille du sieur Abraham :

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