‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 161 sur 296 · Traité des L., XI · texte numérisé non relu

Traité des L., XI

Dans le cortège se voyaient une quantité de torches et de flambeaux portés par des servantes ; mais il y en avait un plus beau et plus riche que les autres, le flambeau nuptial. A la suite d'une sorte de lutte , il était enlevé par les amis des mariés dès qu'ils étaient arrives à la maison conjugale.

Un auteur1 résume dans les lignes suivantes les mœurs matrimoniales de la Grèce :

« Le jour du mariage est arrivé. Partout, dans la maison de la fiancée, se voient des roses et de la marjolaine, fleurs consacrées plus particulièrement à Aphrodite. « Les portes, dit Athé- « née, sont parées de guirlandes, comme on ornerait un temple. » Le matin des noces, les fiancés ont pris un bain nuptial dans l'eau sacrée que des jeunes filles avaient puisée à la fontaine lustrale. A Athènes, c'est la source Kallirhoé, située sur l'Agora, qui fournissait l'eau pour ces bains depuis un temps immémorial... Viennent ensuite les préparatifs de la toilette de noce, nous les trouvons reproduits sur une superbe amphore à volutes du musée de Berlin...

« La robe est blanche, le blanc étant la couleur traditionnelle pour les actes religieux ; elle est seulement ornée de fines étoiles d'or qui jettent une note de richesse à la fois somptueuse et délicate. De ses plis diaphanes, un voile, tout blanc comme la tunique, couvre la jeune fille! « De tout temps, dit Ottfried Mûller, « le voile a été le principal attribut d'Héra, déesse tutélaire du « mariage, et dans les simulacres de la déesse, il enveloppe sou- « vent le corps tout entier. Phidias lui-même l'a caractérisée dans « la frise duParthénon, parle voile rejeté en arrière. » L'antique Stéphane de myrte, posée par-dessus le voile, correspondait à la couronne de fleurs d'oranger. La jeune fille portait autour des hanches une ceinture, la zona. Le chef de famille offre un sacrifice accompagné de libations, devant le foyer des ancêtres : c'est d'ordinaire une blanche génisse, quand ses ressources le lui permettent... L'offrande terminée, le père prononce une formule par laquelle il autorise sa fille à suivre l'époux qu'il lui donne, et à renoncer au culte que jusque-là elle avait rendu à ses

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