‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 165 sur 296 · Flamen dialis · texte numérisé non relu

Flamen dialis

5. Sellas duasjugatas ovili pelle... (Serv. ad. A2n. M. Glass., 172.)

6. Les camilli, enfants qui se destinaient au service des sacrifices, étaient généralement des fils de prêtres.

Leur fonction habituelle consistait à tenir, durant les sacrifices, la pâte mêlée au sel, mola salsa. C'est qu'en efîet pour consacrer leurs victimes, pour les immoler1 (le mot est à remarquer), les Romains répandaient sur le front de l'animal un peu de cette farine sacrée, ou encore offraient au dieu avec la victime, un gâteau en forme de meule, fabriqué avec cette farine.

Quant au jeune Camille des mariages romains, détail charmant! il portait dans une corbeille de jonc2 les hochets et autres jouets, destinés à l'enfant que les époux espéraient avoir ur jour...

L'usage voulait que le père de la femme offrit chez lui, ou du moins à ses frais, le banquet de noces3 aux parents et aux amis des deux familles.

Le repas avait lieu vers la 9e ou la 10e heure du jour, c'està-dire entre trois et quatre heures du soir : l'époux occupait Je haut de la table, l'épouse était accoudée près de lui.

Par exception, les lois somptuaires qui limitaient l'abondance des mets ne s'appliquaient point au festin nuptial : en toute liberté, la « bouillie » 4 vulgaire pouvait y être remplacée par des mets aussi nombreux que recherchés : rats d'eau, loups marins, oies grasses ou paons succulents; et les vins les plus rares, les plus généreux mêlés au miel fin, coulaient sans mesure dans les riches amphores enguirlandées de fleurs choisies, elles-mêmes enivrantes.

Ce repas était accompagné de danses au son de la flûte. Les convives chantaient en l'honneur des nouveaux mariés, comme dans l'Hellade, un épithalame qui commençait et qui finissait par des acclamations en l'honneur du beau Thalassius, protecteur de l'hyménée.

A ce petit poème se joignaient des chansons dialoguées, que Ton nommait vers fescennins 5, poésies grossières et licencieuses autorisées par l'usage.

1. In molâ, mettre sous la molâ. (V. Cicéron, Virgile, Pline.)

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