Pulmentum
5. On suppose que l'usage en fut emprunté aux habitants de la ville étrusque Fescen-
Après le banquet l'épouse était conduite à la maison conjugale1, par trois jeunes gens dont le père et la mère devaient être encore vivants : on les nommait Paranymphes, parce qu'ils accompagnaient la jeune fille comme le mot l'indique. Un des trois garçons marchait en avant, ayant à la main une torche de pin, flambeau de l'hymen, et les deux autres soutenaient légèrement la nouvelle mariée. A sa suite on portait une quenouille garnie de laine et un fuseau, pour rappeler l'ouvrage habituel auquel elle devait s'appliquer; car ce travail était celui qui occupait les plus illustres Romaines, telles que Lucrèce et tant d'autres, au rapport de Tite-Live ~. Suétone nous apprend aussi qu'Auguste3 était vêtu de robes filées par sa femme.
On soulevait l'épouse « par-dessus le seuil » de sa nouvelle demeure, car il était consacré à Vesta.
La façade de la maison était ornée de festons, de guirlandes de fleurs et de feuillages, de bandes d'étoffe frottées d'huile, enduites de graisse de porc ou de loup destinée à détourner les maléfices.
Lorsque l'épouse était arrivée, on lui demandait qui elle était; et elle répondait, s'adressant à son époux : « Je suis Caïa », pour l'assurer qu'elle serait aussi bonne ménagère que Caïa Coecilia, femme de Tarquin l'Ancien. D'autres fois elle s'exprimait en ces termes : « Où vous serez Caius, là je serai Caïa4 », c'està-dire : (( Où vous serez maître de maison, moi je serai maitresse ». Telle est, du moins, l'interprétation donnée par Plutarque5. Le nom de Caïa était, dans le cérémonial d'usage, une appellation générique applicable à toute fiancée dont on ne prononçait même pas le nom véritable. De son côté, Pline dit que, du temps de Varron, la quenouille et le fuseau de la reine Caïa Caecilia, plus connue sous le nom de Tanaquil, se voyaient
nia. Selon Macrobe, l'étymologie serait fascinum, charme, ces chants ayant eu pour but, du moins à l'origine, de conjurer les maléfices. En tout cas, improvisés dans l'ivresse, ces distiques irréguliers devinrent bientôt très immoraux.