‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 178 sur 296 · Manualis porrectio, (A. Colin · texte numérisé non relu

Manualis porrectio, (A. Colin

jusqu'à prescrire la peine de mort, comme sanction, en cas de manquement à la foi jurée. (Édit de Rotharis, roi des Lombards, cap. 179.)

Les Wisigoths, eux, se contentaient de condamner à la prison.

La loi saxonne accentuait l'idée de vente au point de fixer à trois cents sous le prix légal de la fiancée1.

La somme ou dot, d'abord remise à la famille, fut ensuite réservée à la mariée : l'Église, désireuse de voir multiplier les unions, et d'assurer un pécule à l'épouse, employa toute son influence en ce sens. On vit même les Conciles prescrire un apport, ou don du fiancé à la future2. A défaut de ce don, le projet restait caduc.

A l'espèce de vente dont nous venons de parler, succède le simulacre de cette opération. Aussi, au lieu de verser la somme totale, le fiancé remettra-t-il seulement des arrhes à titre de promesse matrimoniale ; et Yarrha fera partie du cérémonial.

La pièce de monnaie que, de nos jours, le prêtre bénit au moment d'unir les époux aux pieds des autels, est un simple souvenir de ces traditions. Au moyen âge, c'étaient treize deniers que le futur remettait au célébrant ou à la fiancée, pour solenniser le contrat. Et même encore, quand le Dauphin épousa l'archiduchesse Marie-Antoinette3, « on le vit prendre treize pièces d'or des mains de l'archevêque de Reims, pour les remettre à la mariée avec un anneau4 ».

Après avoir recherché les origines des fiançailles, demandonsnous ce qu'elles étaient et ce qu'elles sont encore en France, soit au point de vue judiciaire, soit au regard des formes canoniques qu'elles ont revêtues pendant de longs siècles.

Le consentement libre et réciproque étant l'élément constitutif du mariage, surtout au point de vue du droit canon, il arriva que l'importance donnée aux fiançailles dans l'ancienne France avait fini par amener une grave confusion.

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