De virg. vdandis
4. Sanchez, Desponaal., 26. — Pothier, 42-46. — Merlin, VIII. — V. aussi Durand de Mailane, 53.
proprement dit une forme extérieure suffisante pour prouver à tous, et d'une façon certaine, la régularité de l'union définitivement contractée1.
Cela est si vrai qu'à une certaine époque la remise de la dot fut (du moins dans l'opinion populaire) considérée comme étant la preuve la plus claire du mariage.
Voilà pourquoi le Concile de Trente2 imposa le mariage solennel avec une large publicité... Sans doute! le consentement constitue toujours l'essence et la condition même du mariage; mais au lieu d'être contenu dans les fiançailles contractées à un moment quelconque 3, ce consentement dut désormais être exprimé au moment précis de la célébration publique, au pied des autels et devant le prêtre compétent.
A partir de cette époque, les fiançailles, au sens originaire du mot4, n'ont plus dorénavant que la valeur de simples promesses5. Néanmoins, quoique restreintes à une sorte d'engagement d'honneur, elles demeurent comme une tradition justifiée et respectable.
On recommande de ne pas attendre plus d'un an pour procéder au mariage : « mais un délai est nécessaire pour exercer à la sainte vertu de patience ceux qui pourraient en avoir besoin le reste de leur vie », dit plaisamment un auteur6.'
De nos jours, les fiançailles n'ont nul besoin d'être publiques; elles ne sont soumises à aucune règle, ou plutôt elles ne sont régies que par les habitudes régionales ou diocésaines.
L'Église, écrit M. A. Collin, ne désapprouvait pas le respect des antiques usages locaux, ni les fêtes populaires dont on prenait plaisir à accompagner les accordailles, du moment qu'il n'y avait rien de répréhensible.
1. c< Dans l'ancien diocèse d'Alet, par exemple, les fiançailles à l'église furent défendues, les habitants confondant souvent cette cérémonie avec le mariage même. » V. Durand de Maillane.