Ou pronubus, ou encore genialis
On trouvait moyen pourtant, en de rares circonstances, de donner à ce cadeau un sens affectueux, grâce à des inscriptions diverses gravées sur ces bagues : « Je vous souhaite une vie heureuse », ou encore : « Aimez-moi1 ».
Quelquefois, au centre de l'anneau romain, on insérait un chaton d'aimant, allusion discrète aux sentiments respectifs des jeunes époux2. Plus tard le fer fut remplacé par l'argent, et surtout par l'or.
Quant aux premiers chrétiens, ils se reconnaissaient à une bague sur laquelle étaient gravés en caractères grecs les deux lettres initiales des mots : Christ Rédempteur.
La manière de porter Vanneau a beaucoup varié : les Hébreux le plaçaient à la main droite ; les Romains à la main gauche ; les Grecs l'avaient à l'annulaire, les Gaulois et les Bretons, au doigt du milieu.
Mais aussi loin qu'on remonte, on voit que l'anneau matrimonial, lui, était généralement porté comme chez les Grecs au quatrième doigt, usage qui s'est perpétué à travers les siècles.
Pourquoi avoir choisi ce doigt, plutôt que tout autre...? Y a-t-il une raison qui justifie cette préférence?
Certainement. Les anciens pensaient en effet que de ce doigt partait une veine spéciale aboutissant directement au cœur : c'était du moins l'opinion de leurs médecins au sujet de l'annulaire. Y passer la bague était considéré comme une prise de possession figurée. Le cœur semblait ainsi enchaîné en sa ramification tangible3 : cet anneau était le premier chaînon du lien qui allait unir deux existences.
En réalité, hélas! le désaccord, la répudiation, le divorce, bien souvent ouvraient, distendaient, ou brisaient la chaîne acceptée joyeusement au premier jour.
Malgré cela, l'idée de durée, d'indissolubilité se retrouve ins-