‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 187 sur 296 · Bonam vitam! — Amo te! — Ama me · texte numérisé non relu

Bonam vitam! — Amo te! — Ama me

2. Les Grecs trouvèrent, dit-on, l'aimant dans une ville de l'Asie Mineure, nommée Magnésie, et lui donnèrent le nom de Magnés, d'où le mot magnétique...

3. De écoles., c. il, 20, 8. — Patrologie de Migne, LXXXIII, 81... Annulus a sponso sponsx datur, fit hoc nimirum propter mutuœ fidei slgnum, vel pr opter id magis, ut eodem pignore eorum corda jungentur. Unde et quarto dig'tto annulus idem inseritur. — V. aussi Celse et Aulu-Gelle, X, 10.

tinctivement à l'origine du pacte matrimonial : c'est là sa nature, sa destinée vraie. Conçoit-on, en effet, deux fiancés se disant, non pas : « Nous nous aimerons toujours! », mais : Nous nous aimerons longtemps!... »

Divers bas-reliefs antiques représentent des fiancés unis par la jonction des mains dî*oites{ : toutefois c'est bien à la main gauche qu'était placée l'alliance.

Non seulement l'anneau figurait dans les cérémonies préparatoires avec son sens naturel et symbolique; mais de plus à Rome il avait une signification juridique formelle : il était la preuve du consentement échangé 2.

Ce n'est point là un usage exclusif aux fiançailles, fait remarquer M. A. Colin : ainsi la remise d'un anneau équivalait à un acompte, ou à une somme d'argent, en certaines madères contractuelles, telles que les ventes de denrées ou d'amphores, remplies de vin ou d'huile3. En pareil cas, l'anneau avait la valeur légale d'un gage, garantissant la sincérité des intentions de l'acheteur.

Inversement Vanneau était quelquefois remplacé par des arrhes, même dans les conventions matrimoniales. Le mari les remettait à la jeune fille ou plutôt encore à la famille; et s'il voulait reprendre sa parole, il lui fallait les abandonner : c'était comme une indemnité pour rupture sans cause.

Si de son côté la jeune fille voulait se libérer, elle devait non seulement rendre la somme, mais même le quadruple de sa valeur; quand elle avait été fiancée avant dix ans, il suffisait de la restitution simple de l'argent accepté par sa famille.

En droit germanique, de même que chez les Romains, l'anneau vaut comme promesse, dans les questions matrimoniales.

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