Annulus piscatoris
HISTOIRE DES CROYANCES. — HT. lit
•><tu HISTOIRE DES CROYANCES, MŒURS, COUTUMES.
verain Pontife s'en sert, ou en délègue l'usage spécial. Quand un Pape meurt, son sceau est brisé par le cardinal camerlingue.
III. — Le principe chrétien de l'indissolubilité du lien conjugal était respecté, aux âges de foi, au point de susciter d'ardents débats théologiques sur la légitimité des secondes noces : en tout cas, l'opinion populaire les voyait avec une extrême défaveur.
Les charivaris donnés surtout à l'occasion des convois ont été souvent la cause de tapages scandaleux; aussi divers Synodes les ont-ils prohibés sous peine d'excommunication.
Des Statuts épiscopaux, datés de 1577, décrivent ainsi cette habitude 1 : « Il se trouve des gens si malicieux et si méchants de pervertir ce qui semble bon à Dieu et à son Église, se moquant des secondes noces, marchant en masques, jetant poisons, breuvages vilains et dangereux devant les portes des secondement mariés, excitant fumées puantes sous leurs fenêtres, sonnant tambourins, faisant toutes choses vilaines et sales qui se peuvent penser; lesquelles gens ne cessent commettre telles vilenies, jusques à temps qu'ils aient, des mariés, tiré certaine somme d'argent comme par force; et ils appellent telle insolence, charivari1. »)
Ajoutons que porter aux nouveaux mariés ce que l'on a appelé le bouillon, la soupe de la mariée, « la fricassée », ou encore « la pâtée de l'épousée » est également une chose que les Synodes ont défendue, comme plaisanterie irrévérencieuse envers la sainteté du sacrement.
Le charivari était encore fréquent lorsque les époux étaient réputés faire mauvais ménage; ou quand il y avait fiançailles entre futurs d'âge trop différent.
C'est surtout dans ces derniers cas que, de nos jours encore, ces protestations déplacées se manifestent par l'emploi bruyant d'ustensiles de ménage.
Cne certaine dame de Pilbrac avait été mariée six fois. A