Kaupmal
2. Le Kanteletar, recueil des anciens chants finnois, met en scène une personne qui interroge un époux à qui le père a donné sa fille : <ï C'est bien à moi qu'il l'a vendue » répond le jeune homme,
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seau, et des fragments de ma navette1. »... Et le prétendant dut comprendre qu'il n'avait plus qu'à se retirer sans bruit.
La demande d'épousailles n'était point faite directement par les parents du jeune homme. Ils choisissaient pour cela un intermédiaire 2 qui portait la parole en leur nom.
Aucun mariage ne se célébrait chez les Finnois sans que les invités jouassent du couteau : par là se terminait la fête. Il n'y a pas longtemps ces sortes de jeux étaient encore usités dans l'Ostrobothnie. Aussi les femmes de cette contrée partant pour une noce, emportaient-elles parfois un linceul, car le peuple restait un peu sous l'impression d'un vieux proverbe finnois : « Noce où il n'y a personne de tué ne vaut rien. »
La même chose se pratiquait dans les provinces de la Suède : là les adversaires, armés chacun d'un couteau, se portaient un défi. « Combien peux-tu supporter de mon couteau? — Telle longueur. — Et toi du mien? — Telle autre longueur. » Naturellement le dernier qui parlait renchérissait d'audace sur le premier... Une fois le défi accepté, on entourait le couteau d'une forte toile, d'où sortait la lame selon la longueur convenue, et les adversaires en venant aux prises se tailladaient les chairs avec fureur.
Cet exercice meurtrier ne supposait aucune inimitié entre les deux adversaires : on y voyait simplement un assaut de courage, et une distraction pour les invités. A leur point de vue, on faisait honneur aux époux en illustrant la fête nuptiale par des luttes périlleuses, dont le renom et même la vie des combattants étaient l'inestimable enjeu.
La condition favorable dans laquelle depuis de longs siècles se trouve la femme allemande, au point de vue familial et social, semblerait justifier le jugement que Tacite portait déjà avec une extrême faveur sur la femme germaine, « objet d'une vénération presque superstitieuse ». Sans doute l'auteur, voulant accentuer sa pensée satirique contre les mœurs romaines, a idéalisé sa