‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 201 sur 296 · Patwashani · texte numérisé non relu

Patwashani

description, car au huitième siècle, lors de l'évangélisation de la Germanie, l'Église trouva certes bien des vices à combattre.

Au point de vue économique et social, pendant la première partie du moyen âge en Allemagne, à l'époque des grandes « villas » ou fermes carlovingiennes, des établissements importants exclusivement consacrés au travail féminin assurent l'existence des ouvrières, groupées par centaines dans des maisons industrielles où elles se livrent au filage, au tissage et à la confection des vêtements de tout genre. Et sur des listes de professions, de 1389 à 1497, dans la seule ville de Francfort, on relève les noms de quinze femmes-médecins1 , exerçant en vertu de diplômes réguliers.

Outre le cloître et l'atelier, la femme allemande avait la possibilité, quand elle disposait de quelque fortune, d'entrer dans des communautés laïques reconnues par le pouvoir civil. Étaitelle sans ressources? elle trouvait un refuge dans les béguignages, fondations charitables bien dégénérées sans doute au temps de Luther, mais qui, à l'origine, rendirent les plus signalés services.

A l'époque où les peuples slaves étaient encore païens, la forme habituelle du mariage était la suivante : l'homme s'adressait au père de la jeune fille, lui faisait part de ses intentions, et venait enlever sa future à main armée.

En Pologne, c'était le père ou le tuteur qui choisissait la fiancée et l'allait quérir lui-même.

Du côté des monts Karpathes les parents amenaient avec leur bétail, dans les foires et marchés, les filles en âge d'être pourvues, et tâchaient tout ensemble de vendre quelques animaux, et de trouver un prétendant : quand un amateur se présentait, il remettait aux parents une certaine somme pour s'assurer la jeune épouse.

Au regard des Russes actuels, il n'existe d'autre mariage que le lien religieux, ou « sacrement » dont les lois, Svod2, déterminent les conséquences sociales.

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