Sorte do pâtée faite de beurre, d'oeufs ou de viande
sur l'aigre /avas1 qui le désaltère, va gaiement acheter pour lui le bonnet fourré, et le long caftan des épousailles, et pour sa future d'élégantes coiffures2..., car il est sûr que son petit domaine s'arrondira bientôt de l'apport garanti à leur union d'abord, et ensuite aux enfants qui naîtront.
En Hongrie se voit l'originale foire des filles à marier, qui se tient le jour de Saint-Pierre et de Saint-Paul, à Topanfalva, dans les régions montagneuses de la Transylvanie3.
Là se rendent les jeunes hommes qui veulent se pourvoir. Le choix est, certes, délicat et embarrassant. C'est par centaines que les jeunes filles en âge d'entrer en ménage se sont dirigées vers la place publique. Elles se montrent, les unes fières d'allures, les autres timides et rêveuses; chacune, parée de ses plus beaux atours, forme le centre d'un groupe de parents et d'amis, venus pour l'escorter et la conseiller au besoin.
Elles sont assises sur le coffre de bois peint qui renferme leur trousseau; près d'elles est parqué le bétail qu'elles apportent en dot. Le tabellion du pays est là sous un arbre, disposé à dresser sans retard les contrats?
Deux ou trois musiciens tziganes animent la fête en jouant sur leur violon les airs nationaux des Magyars, avec accompagnement de cymbales. On compte parfois jusqu'à cent cinquante fiançailles en une seule matinée.
Les Serbes entourent d'un grand respect l'institution du mariage, « parce qu'elle élève la femme jusqu'à l'homme, disent-ils, et que l'enfance d'un guerrier ne se peut passer des soins d'une mère4».
En arrivant au domicile de l'époux et comme pour préluder à ses futures fonctions, la jeune Serbe habille un 'petit enfant du voisinage, et touche de sa quenouille les murailles, désormais témoins de sa vie laborieuse ; puis elle dépose sur la table le