‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 21 sur 296 · Joculatores · texte numérisé non relu

Joculatores

2. Les jongleurs, assimilés à de vrais mendiants, étaient supposés dénués de ressources : de là une dispense naturelle du péage, à condition de payer en grimaces.

3. Rana, grenouille. V. aussi Introduct. aux Mém. sur la RévoL, I, 410, 416 ; et Louar. dre, Journ. de l'Instr.publ., 1864.

de bois » pour se chauffer, ou tant de paires de chapons, l'idée ne leur serait point venue « de faire battre les étangs par leurs hommes pour effrayer la gent coassante »?... Étant libre, de par le droit féodal, de requérir des services personnels à titre de redevance (et ne voulant pas, nous le supposons, abandonner sa terre et son donjon), on comprend que le seigneur ait d'abord songé au moyen de dormir dans son château, et ait prescrit « la battue » comme il aurait pu imposer à celui-ci de faire le guet la nuit, ou à tel autre de monter la garde pour la sécurité du manoir.

Loin d'être une vexation sans objet, cette corvée avait donc pour le seigneur un intérêt très appréciable.

L'évêque de Paris, outre un cierge de vingt-cinq sols, avait le droit d'exiger du seigneur de Montlhéry qu'il fût l'un de ses porteurs le jour de son intronisation. Au xne siècle, c'était déjà une obligation très ancienne1. Le seigneur de Villepinte, près Paris, était aussi l'un des porteurs du prélat; en 1250, nous voyons Guy de Sentis, dit le Loup, figurer au sacre de l'évêque de Paris en cette fonction. Parmi d'autres seigneurs tenus de la même charge, on peut citer encore les sires de Gournay.

A Saint-Maixent, le doyen des bouchers devait, tête nue, baiser le marteau de la porte du seigneur; les autres bouchers venant après payaient deux deniers, et on leur lavait les mains u avec de l'eau de roses ».

Le baiser du marteau n'était pas une habitude générale, comme quelques-uns l'ont écrit : il a dû probablement remplacer l'hommage du « baise-main » quand, par exemple, le seigneur était en voyage au moment de la visite, ou encore quand il préférait s'épargner une accolade peu agréable.

Mais d'ordinaire, en cas d'absence, voici comment les choses se passaient pour la cérémonie de « Foi et Hommage- ».

Un procès-verbal était dressé en la forme suivante : « Aujourd'hui, en la présence et compagnie des notaires soussignés, X... s'est transporté au château de très haut, très puissant et très illustre..., où étant à la principale porte et entrée du château

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