Man ischteri el aadera
future est remise aussitôt au père de celle-ci ; l'autre ne doit être versée qu'à terme, ou à la dissolution du mariage.
Ailleurs il est recommandé de n'échanger les promesses que dans l'intimité, pour éviter le mauvais œil des malveillants.
A Tlemcen, les jours réputés favorables pour se marier sont le lundi, le jeudi et le samedi. On se réunit dans une mosquée, et après diverses prières, le représentant de la femme (ouâly), tenant les mains ouvertes l'une près de l'autre, en forme de livre, dit solennellement: « Je la donne en mariage ». Et le mari répond : « J'accepte ». On remarquera que la jeune fille n'est même pas présente.
Dans les tribus du Sud algérien, quand le douar où demeure la famille du mari est éloigné, la jeune femme s'y rend en caravane, à dos de mulet. Arrivée devant la tente, elle y est reçue par la belle-mère, qui lui tend un pot de beurre fondu dans lequel elle plonge les mains ; elle en asperge ensuite les piquets de la tente, comme rite propitiatoire.
La coutume de briser des œufs pour attirer les faveurs du ciel, est très répandue en Perse. Chez les indigènes de l'Algérie nous retrouvons quelque chose d'analogue : à la porte de l'époux, il est d'usage de placer un petit seau de bois de cédratier, cerclé de cuivre et rempli d'eau; et à, côté, un œuf frais. Aussitôt descendu de cheval, le marié doit, d'un coup de pied rapide, répandre le contenu du vase, et briser l'œuf. S'il oublie cette superstition, ou s'il manque l'un des deux mouvements, la chose passe pour un fatal présage.
Afin de bien affirmer son autorité conjugale, l'homme, Je premier jour de son mariage, fait son entrée dans sa tente en tenant à la main un gros bâton qu'il vient déposer près de sa femme.
Chez les Yézidis, le mari, dans la même pensée, iette une petite pierre sur sa jeune épouse l.
A Tlemcen, le marié entrant dans la demeure nuptiale, marche sur le pied droit de sa femme, plus ou moins fort, pour lui rappeler l'infériorité dans laquelle il la tient.