‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 215 sur 296 · Ou chang day · texte numérisé non relu

Ou chang day

A Siam, une fois qu'il a été procédé aux fiançailles (Khan-mak), le jeune homme doit faire bâtir, sur le terrain de son beaupère, une petite maison qu'il habitera un mois ou deux avant de pouvoir emmener sa femme où il voudra. La noce se célèbre chez ]e père de la fille : il y a musique, comédie, jeux divers, grand festin, mais point de danses, car elles sont peu pratiquées à Siam1.

« Les riches et les grands ont plusieurs femmes; mais la première, avec laquelle ils ont fait la cérémonie du khan-mak, est toujours regardée comme la seule épouse légitime. De même qu'au Cambodge, ils l'appellent « la grande ». C'est elle la vraie maîtresse de la maison : avec ses enfants elle hérite de tous les biens du mari, tandis que les autres femmes n'ont droit qu'à ce qu'on veut bien leur abandonner.

Les mandarins ont, dit-on, jusqu'à douze femmes; les princes, jusqu'à trente, quarante, et au delà; le roi les compte par centaines ; mais elles mériteraient plutôt le nom d'esclaves, puisqu'elles sont toutes soumises à la « grande femme ». En général les Siamoises sont bien traitées par leur mari, et jouissent d'une plus grande liberté que les Chinoises.

Donnons un très rapide exposé de la société conjugale depuis ses origines jusqu'à nos jours, dans les vastes régions de Y Hindous tan.

Chez les Aryas primitifs de la Bactriane, berceau de nos ancêtres, le mariage est un contrat sacré symbolisé par l'union des deux mains ; aussi le mariage s'appelle-t-il « la prise de main 2 » et le futur, « le preneur de main 3 ». En présence du prêtre ou du chef de famille, l'époux4 place la main droite de l'épouse5 dans la sienne, et prononce certaines paroles pieuses.

Sur un char traîné par deux bœufs blancs, le père de la fille offre au mari une vache qui était d'abord destinée au festin

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