Conférence du 19 novembre
4. Recueil des lois de Manou. L. III, V et suiv., VII, LXXVII, et suiv.
agréable, de fins cheveux, des dents petites, et la démarche d'un cygne ou d'un jeune éléphant »
Il y a différents modes de mariage, notamment : celui dit de Brahma ou des dieux, celui des Saints, celui des Musiciens célestes, celui des Vampires1..., distinctions correspondant à de très complexes particularités, qui n'ont rien de commun avec l'idée que ces appellations suggèrent. Par exemple, le mariage « selon le rite des saints personnages » est celui qui a lieu avec un prétendu ayant fait don à son futur beau-père d'une vache et d'un taureau, pour l'accomplissement d'une cérémonie religieuse.
Ces unions, réputées plus ou moins pieuses selon les modes employés, constituent la famille dans des conditions de vertu graduée. Ainsi le fils de parents « mariés selon Brahma délivre du péché dix de ses ancêtres, dix de ses descendants, et lui-même comme vingt et unième »; tandis que celui né d'un mariage « selon le mode des saints, en rachète trois seulement ».
N'y a-t-il pas là comme une vague notion de la réversibilité des mérites?
L'Inde et la Chine semblent être les seuls pays où le père soit tenu, sous peine d'amende et de nullité du mariage, de révéler au futur les défauts de sa fille.
Quand il s'agit d'un fils, le père n'a rien à dire; il est admis que la future doit strictement ignorer ce que vaut fépouseur moralement parlant, et qu'il n'y a nul scrupule à tromper la confiance de l'épousée.
11 est défendu au brahmane de se marier avant son frère aîné, sans quoi, lui, sa femme et le prêtre qui a célébré le sacrifice nuptial encourraient l'enfer (paraca).
Le jour de la noce, on construit devant la maison de la jeune Indienne un gracieux pavillon en verdure ou pandel. Le père de la mariée fait un sacrifice « à Brahma, à Vichnou.,., aux huit dieux gardiens des huit coins du monde, en jetant dans le feu du beurre fondu ».
L'époux attache un morceau de safran au poignet gauche de