Les Ind. du N. de l'Amérique du Sud. (M. J. Chaffanjon
2. La raison morale de cette interdiction du mariage dans le même clan est une parenté possible : c'est ce qu'on a appelé la parenté totémique.
dans des feuilles de palmier est distribué encore chaud aux assistants! «... Le prêtre sacrificateur immola l'esclave — un noir des montagnes du centre, à la peau luisante, aux cheveux ébouriffés. — Après l'odieuse distribution dont il vient d'être parlé et qui rappelle les plus exécrables pratiques du cannibalisme, on a offert une partie du sang de la victime en oblation aux Hantous, esprits protecteurs, gardiens des champs cultivés et des mines d'or; puis, le festin a commencé. Les principales pièces servies au banquet de noce étaient : un rôt de chevrotin, une poitrine de cochon-cerf grillée, un chien du pays, cbair fort appréciée des Dayaks; plus un ragoût de rats, assaisonné de poivre et de jus de citron. De petits pains de sagou furent aussi distribués à chaque convive1. »
Dans l'archipel de Taïti (Polynésie), le jeune couple vit en commun sous le toit de la famille. Outre le consentement des ascendants il faut, pour se marier, la présence du « talioua », prêtre ou devin, qui procède à la cérémonie religieuse tenant en main un petit faisceau de branches sacrées.
Là aussi les volatiles, les chiens gras et le lard sont les mets recherchés ce jour-là. On commence par mettre de côté des têtes de porc destinées aux génies protecteurs, en la personne des tahouas; les autres morceaux de choix sont envoyés aux chefs du pays, et les invités se contentent de ce qui reste.
Assis à terre, de larges feuilles de bananier leur servant de nappe, ils mangent avec leurs doigts et prennent pour boisson de l'eau salée. L'habitation est illuminée au moyen de baguettes dans lesquelles sont embrochées de huileuses noix de bangoul qui se consument lentement.
En Nouvelle-Calédonie , quand le désaccord survient dans un ménage de la tribu Belep, l'époux et l'épouse se gardent bien de publier leurs contestations; ils vont consulter les magiciens , qui passent pour avoir de merveilleux secrets, capables de ramener la paix et le bonheur au foyer.
A cet effet le magicien se sert d'une certaine préparation, ac-