‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 224 sur 296 · Landstiners · texte numérisé non relu

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« les cheveux plus longs que l'esprit », joue un rôle important dans le mit ou communauté du village : quand le mari meurt ou s'absente, l'épouse exerce les droits de celui-ci. On cite même des communes russes où le Conseil municipal est en partie composé de femmes, maire compris. Contrairement à ce qui se rencontre ailleurs, la Russe est émancipée par le mariage, un peu comme en Moravie.

Dans les nombreux États d'Amérique : Californie, Illinois, Massachusetts, New-York, Ohio,etc, la femme peut exercer la profession d'avocat1. L'une des dernières statistiques en signale 127 inscrites comme avocats plaidants. Dans l'Ohio et le Wisconsin, les lois spéciales ont organisé des offices de notaires- femmes . Aux États de Kansas, la législation sur la magistrature permet aux femmes de siéger comme juges dans les prétoires.

D'une statistique publiée par le gouvernement américain à l'occasion du mouvement féministe aux États-Unis, il résulte qu'il s'y trouve environ 250 femmes légistes, — 700 directrices de théâtre, — un millier de journalistes, — 150 ingénieurs, — 30 architectes, — et 400 dentistes du sexe féminin.

On estime qu'il y a environ 60.000 Américaines ayant conquis de hauts grades universitaires, et 10.000 munies du diplôme de docteur en médecine.

La condition de la femme varie d'une façon sensible d'une région à l'autre, au Nouveau Monde; mais ce qu'il y a de très remarquable, c'est que dans la plupart des États, l'épouse est autorisée à voter sur les questions scolaires. Certes , à raison du rôle prépondérant qu'il convient d'accorder à la mère dans la direction de ses enfants, rien de plus sensé, rien de plus équitable que de lui conférer le moyen d'intervenir dans ces choix importants qui mettent en question la formation de l'es-

1. En Russie, au contraire, ce droit dont elle avait usé jusque-là, lui a été retiré par l'empereur, le 7 janvier 1876.

En France, M. Viviani, député, a, dans la séance du 30 juin 1899, présenté un projet de loi tendant à permettre aux femmes munies du diplôme, d'exercer la profession d'avocat, comme cela avait lieu déjà pour celle de docteur en médecine. Cette proposition, votée à la Chambre par 319 voix contre 105, a été ratifiée par le Sénat, on le sait.

prit et du cœur des enfants dont elle est comptable devant la société comme devant sa propre conscience.

Cela est autrement de sa compétence que de se prononcer sur les affaires municipales, ainsi qu'elle en a la liberté dans le Delaware, par exemple.

Au point de vue du mariage, les peuples qui occupent les premiers rangs subordonnent tous la validité du pacte à l'entier et complet assentiment des deux principaux intéressés; au contraire, dans les pays à peine policés, l'accord n'est nécessaire qu'avec le père seul ou la famille.

Chez les peuples inférieurs, il y a bien encore un contrat ; mais il revêt alors le caractère d'un marché : on achète l'épouse , on l'échange, comme un objet de trafic quelconque.

Enfin au dernier degré de la série, on rencontre le fait brutal du mariage par capture. La femme devient la propriété de qui s'en empare, à la manière du gibier dans la forêt : c'est ce que nous verrons dans les races non civilisées.

Quand nous parlons de prix versé, encore faut-il comprendre que le mode de paiement varie selon les tribus. Ainsi pour les Santals du Bengale, une fille vaut de S à 14 roupies1', mais si on le préfère, on peut aussi s'acquitter en boisseaux de riz ou en bétail.

Pour les Turcomans, qui recherchent surtout une auxiliaire utile et habile, une jeune fille se cote cinq chameaux; tandis qu'une veuve peut en valoir jusqu'à cinquante, si elle est réputée ménagère vigoureuse et expérimentée.

Chez les Namaquas2, un mari se procure une femme moyennant la livraison d'une vache : Benchell en a vu payer une, dix têtes de bétail.

Les femmes des Bongos du Nil supérieur valent d'ordinaire, dit Schweinfurt, « dix plats de fer du poids de deux livres, plus vingt fers de lance », estimation assez élevée, parait-il, pour empêcher l'indigène d'avoir plus de trois épouses.

La manière dont se concluent les unions au Gabon et chez les

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