‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 226 sur 296 · Le Mashonaland, par M. le marquis de Nudaillac · texte numérisé non relu

Le Mashonaland, par M. le marquis de Nudaillac

le solde à la naissance du premier enfant ou du second, sinon les deux époux deviennent esclaves.

Dans une autre tribu de la même race, le prétendant ne doit jamais parler à, sa future qu'en présence de ses parents; et du plus loin qu'il aperçoit sa belle-mère, l'usage veut qu'il se mette à genoux et attende dans cette humble attitude qu'elle se soit éloignée.

<< Quand un habitant du Bénin veut se choisir une compagne, il fait à la famille un cadeau représentant la valeur de la femme; c'est un véritable achat, car s'il s'en lasse ou s'il n'en a pas d'enfants, il a le droit de la vendre, après en avoir au préalable averti la famille qui peut la racheter de préférence à tout autre. En cas d'infidélité, il est autorisé à la tuer; mais quand ses proches lui offrent le prix fixé pour le rachat , il est obligé de la leur rendre.

« Si le mari s'absente pendant trois ans sans donner de ses nouvelles, on permet à la femme de convoler à de secondes noces; et, si son premier mari revient, elle reste la propriété du second, mais tous leurs biens et tous les enfants nés et à naître appartiennent au premier, sous la dépendance duquel le père et la mère vivent du reste dans un état mixte, qui n'est ni l'esclavage ni la liberté.

« Ainsi le premier mari ne peut pas les vendre comme esclaves, car ils sont de race libre; toutefois il peut les mettre en gage, louer leur travail, et en user comme de sa chose. A sa mort, en quelque main qu'ils soient, ils recouvrent leur liberté, même s'ils ont été voués aux fétiches, en garantie d'une dette l. »

Un missionnaire au Zangvebar anglais raconte avec détails les cérémonies chez les indigènes, notamment la danse nuptiale pokomote où l'on se montre à la fois, dit-il, « tout luisant d'huile et de bonheur2». Là, se mettre en toilette de noce consiste, eneiïet, à s'enduire le corps d'ocre rouge délayée avec de l'huile. « C'est un spectacle bien étrange que celui de toute une troupe ainsi décorée, se trémoussant au grand soleil dans une ronde homérique ; chacun, pour la circonstance, s'est drapé autour des reins

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