Fréd. Dillaye
2. La peine du rotin est infligée avec une baguette de cuivre quand il s'agit d'un fonctionnaire.
peut mourir avant le 50e coup. La loi limite bien le nombre des coups, qui varie de 10 à 90; mais elle ne saurait réglementer la cruauté du bourreau.
La peine de la cangue ou tos-khning est aussi une pénalité de droit commun. Il y a trois sortes de cangues : la grande, longue de 3m,60, est faite de deux perches parallèles entre lesquelles on insère la tête du patient, qui est solidement fixée de manière à ne pouvoir se mouvoir dans aucun sens ; viennent ensuite la cangue triangulaire, et la petite cangue mesurant 92 centimètres. Les deux premières sortes sont en bois dur et chevillées, la troisième est en bambou.
C'est l'inculpé qui est tenu de payer lui-même son instrument de torture, dont le prix est de un ou deux bat (pièce valant 400 sapèques, soit 2 francs 75 environ.)
Le kaep-kabal consiste à enfoncer avec un marteau de petits coins de bois entre les lattes de bambous, fixées de chaque côté de la tête de l'accusé, qui sent sous cette pression son crâne se briser, et en arrive parfois à tomber inanimé sur le lieu même du supplice.
Après avoir subi ces cinq pénalités, disait la loi, le bandit qui ne dénoncera pas ses complices dans un délai de trois jours, méritera une seconde série de tortures qui pourront se renouveler trois fois.
Puis on lui donnera encore un délai de neuf jours pour réparer ses forces et avouer son crime, et s'il persiste à nier, on r étranglera.
Depuis quelques années le kaep n'est plus en usage , mais jadis il se subdivisait en torture des pieds1, ou compression du bas des jambes (rappelant les brodequins appliqués autrefois dans la juridiction du Parlement de Paris comme moyen d'instruction) et en écrasement des bras*.
Quant aux peines du séjour dans Veau ou du séjour au soleil, elles sont toujours en usage au Cambodge, mais surtout comme l'équivalent de notre contrainte par corps, pour assurer