Kaep-day
le paiement des amendes et des frais de justice. Dans le premier cas, l'individu, attaché à un pieu, reste jusqu'à trois jours plongé dans l'eau, la tête exceptée; dans le second cas, on le laisse exposé durant pareil délai aux ardeurs du soleil.
D'après la loi khmère, au Cambodge, la marque est appliquée sur le front, sur la main ou sur la poitrine des malfaiteurs dont la peine de mort a été commuée : cette marque imprime au fer rouge sur les chairs le mot : « assassin» ou « voleur», selon les cas.
Récemment encore les criminels dont on pouvait s'emparer devenaient esclaves publics1, eux et même leur famille. Cette condition était irrévocable et sans espoir de rachat : ils entraient pour toujours dans la catégorie infamante dite de ceux qui courent les herbes pour les éléphants.
Il y a trente à quarante ans, le supplice du rol-pleung était encore en usage contre les bandits cambodgiens.
Le patient, les mains liées, était promené autour du tribunal entre deux hommes chargés de le maintenir, et au besoin de l'entrainer. Un exécuteur le suivait à un pas environ, avec une torche allumée qu'il présentait à bras tendu et de côté, de façon à permettre à un quatrième individu de jeter de la résine en poudre à travers les flammes; et, s'allumant au passage, la résine tombait en pluie de feu sur le dos du malheureux qu'elle mouchetait de brûlures profondes. Bien que ce raffinement dans la cruauté ne fût pas autorisé par les lois, il a été cependant longtemps toléré au Cambodge.
Quand la brûlure était produite non par la résine, mais par une boule de cire enflammée lancée sur le dos du condamné, elle portait un nom spécial qui signifie : « germe de cocotier portant cire2 ».
Comme à Rome, existait au Cambodge l'abandon noxal, c'est-àdire le droit pour le créancier de faire tomber en esclavage son débiteur pour cause de dettes. Mais en pareil cas, le maître ne devait pas le traiter aussi durement que ceux qui étaient devenus esclaves publics à la suite de condamnations pour crime.
Ainsi, le créancier ne pouvait pas obliger son débiteur à