‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 255 sur 296 · Rompot-theang-doug-bet cremum · texte numérisé non relu

Rompot-theang-doug-bet cremum

« creuser des latrines, — à puiser de l'eau, — à porter sa pique, son sabre ou son parasol, — ni à veiller ses enfants ou à pleurer à la mort des parents du maître... » L'esclave pour dettes était autorisé à exiger une indemnité spéciale dite tam-bouda-sac « si son patron le frappait avec le bâton à bœuf, avec une chaussure ou avec les pieds, avec un pilon, un tison enflammé ou une torche. Il lui était dû également une indemnité « si le maître lui avait jeté de la boue à la figure ou lui avait renversé une marmite de soupe sur la tête ».

D'après le tarif de l'ancienne législation khmère, la femme était cotée les cinq sixièmes de l'homme : celui-ci valait trente domlong et la femme vingt-cinq1.

II. Les pirates. — Tandis que le sol est facilement l'objet d'une appropriation individuelle, fût-ce en vertu du droit du premier occupant, la mer au contraire, autant par son immensité que par sa nature mobile, semble échapper à l'empreinte de l'homme, faisant sienne la chose qu'il marque d'un signe durable de propriété.

Plus de deux mille ans avant l'ère chrétienne, les Phéniciens qui commerçaient avec l'Inde et qui se signalaient par la hardiesse de leurs marins, virent constamment leurs navires tomber aux mains des pirates. Les lois maritimes de Tyr « le marché des nations » furent peu à peu admises par les Khodiens, les Carthaginois et les Grecs : ce qu'on en connaît montre qu'elles formaient un code véritable, pour la défense des mers.

La piraterie fut d'abord considérée comme une profession relativement légitime, et elle emprunta de son audace même une certaine noblesse2; dans leur exagération poétique, des chantres de l'antiquité glorifièrent ce genre de vol, et célébrèrent les exploits des pires forbans.

« Pendant l'époque héroïque de la Grèce, la piraterie3 s'exerçait très généralement, dit Wheaton4; et au temps de Solon, les Pho-

1. Le domlong d'argent pèse 37 grammes 50 et vaut 7 piastres 50.

2. ce Cette vie de pillards, dit Thucydide, n'avait encore rien de honteux, elle donnait même quelquefois la renommée. »

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