‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 26 sur 296 · De l'espagnol para pour, guante des gants · texte numérisé non relu

De l'espagnol para pour, guante des gants

3. Le Mascarille de Y Etourdi, se promettant de faire emprisonner le rival de son maître, dit en parlant des officiers de justice :

Dessus l'avide espoir de quelque paraguante Il n'est rien que leur art avidement ne tente.

Quand les redevances avaient le caractère d'un travail personnel, elles portaient le nom significatif de corvées. A ce sujet des auteurs fantaisistes ont écrit des romans plus ou moins ingénieux, mais où la vérité historique est bien travestie et presque méconnaissable. C'est donc aux textes mômes des Contumiers que nous aurons recours.

Les corvées, qui étaient réglementées dès le Code Théodosien1, sont qualifiées de servitudes personnelles, dans nos anciennes Coutumes : elles comprennent les journées de travail fournies par les hommes ou par les animaux vivant sur le domaine du seigneur. Celui-ci pouvait les stipuler, soit pour lui particulièrement, soit pour la culture de ses terres, l'entretien de ses bois, la récolte de ses blés et de ses fruits, ou enfin à titre de main-d'œuvre, selon la profession qu'exerçaient les individus.

En cas de vente du bien, la valeur des corvées ne devait pas entrer en ligne de compte dans la supputation du prix, ce droit n'étant pas une dépendance du sol2.

De longs débats ont été portés devant la justice pour savoir « si les sujets faisant corvées étaient tenus de se nourrir à leurs frais ». Et les décisions les plus nombreuses ont conclu à l'affirmative, bien que la corvée fût un travail absolument gratuit.

Souvent les vassaux offraient une somme, en vue de racheter la corvée. C'est ce qui se fait encore de nos jours quand nous payons une contribution, pour nous rédimer de la prestation de trois jours de travail que les communes sont en droit de nous réclamer pour l'entretien des chemins vicinaux. Ceux qui ne veulent pas aller casser les cailloux sur les routes donnent l'argent qui sert à payer des cantonniers officiels. A un point de vue, la corvée existe donc toujours pour ceux qui ne peuvent pas la racheter.

Les corvées arriérées ne pouvaient être récupérées par le

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