Apol., XLVI
« Quiconque cherche franchement la vérité, dit à son tour saint Augustin, ne doit pas être regardé comme hérétique1. »
Saint Jérôme, saint Àmbroise, saiut Jean Chrysostome, expriment le même sentiment.
« Plusieurs d'avant la venue du Sauveur, dit aussi saint Bernard, croyaient à un Dieu puissant...; ils ont mérité le salut, bien qu'ils ne connussent pas comment, ni dans quel ordre il s'accomplirait. »
Enfin, de son côté, le grand docteur saint Thomas porte ce jugement : « Ils ont été sauvés ces païens, qui ont eu une foi implicite en la Providence de Dieu, qui sauve les hommes par les moyens qu'il lui plaît choisir2. »
En vérité! elle serait désespérante cette doctrine qui déverserait les anathèmes du ciel sur les hommes droits et sincères de tous les temps, de tous les pays, et qui les vouerait à des malédictions impitoyables, eussent-ils vécu dans l'ignorance invincible \ n'ayant pour seul guide que leur conscience.
Certes! pour ne parler que du temps présent qui nous intéresse plus encore que les siècles abolis, nous plaignons le