Deut., xxn, et xxvn. — Exode, xxin
4. Maledictus qui transfert terminos proximi sui. (Deutér., XXVII, 17; XIX, 14.)
Ainsi donc : la terre a été tirée au sort pour éviter les compétitions; les lots et les bornages ont été déclarés inviolables; la population est peu nombreuse; et cependant, voici que bientôt apparaissent les difficultés qu'engendre l'agglomération humaine, dès qu'elle dépasse un groupement très restreint.
Faut-il s'en étonner? L'Écriture ne nous rapporte-t-elle pas que déjà Abraham et Loth son neveu, ayant essayé de vivre en famille , virent surgir des contestations entre les pasteurs des deux troupeaux, en sorte qu'Abraham et Loth « ne pouvaient plus habiter ensemble1 ». Alors le patriarche, désireux de conjurer des dissensions nouvelles, s'adressa à Loth et lui dit : « Séparons-nous! si tu vas à droite, j'irai à gauche; et si tu vas à gauche, moi j'irai à droite. »
C'est en souvenir de la libération du jubilé des Juifs, que l'Église romaine établit en 1300 le premier jubilé chrétien, avec les indulgences spéciales que les Papes y attachèrent. Clément VI décida que la fête serait célébrée tous les cinquante ans, durée réduite à vingt-cinq ans par le pape Paul II, qui trouva que trop de chrétiens risquaient de ne jamais célébrer cet anniversaire, si l'on n'en rapprochait pas le terme de moitié.
A défaut d'écrits de jurisconsultes, c'est dans les discours des orateurs et dans les inscriptions juridiques, que l'on peut reconstituer à peu près la condition des biens en Grèce. La propriété privée était plus apparente que réelle , l'État étant considéré comme le maître véritable de la fortune des particuliers : « Chacun de nos concitoyens, dit Platon2, se persuadera bien que la portion qui lui est échue n'est pas moins à la République qu'à lui-même. » Et Aristote accepta dans une large mesure cette manière de voir.
Par des inscriptions lapidaires récemment découvertes, on a la preuve qu'en Grèce beaucoup de ventes, d'hypothèques et d'emprunts étaient consentis non seulement par des particuliers , mais par des personnes morales : tribus, cités, temples qui stipulaient