‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 36 sur 296 · Ménard, Mœurs des Grecs · texte numérisé non relu

Ménard, Mœurs des Grecs

femme, ayant divorcé d'avec lui pour épouser le riche Callias, celui-ci, — homme de bonne composition, — accepta de payer la dette dont l'époux qu'il, remplaçait était chargé, du chef de son père1.

Enfin, les Harangues de Démosthène nous apprennent que de son temps, la contrainte par corps était admise en matière commerciale2.

Dans le monde romain on trouve aussi à l'origine un partage; mais au lieu d'être le résultat de la dépossession des citoyens, comme celui de Lycurgue, il eut pour objet les terres conquises. Romulus en fit trois parts : une pour le culte , une autre pour Y État 3 et la troisième pour ses compagnons. Cette dernière attribution ne fut pas d'abord individuelle, la curie possédant collectivement le sol qui lui avait été départi. Ce fut Numa qui, le premier, fit le partage entre les individus; et la loi des XII Tables parle de la propriété privée dans des termes qui montrent que, de très bonne heure, les biens de la conquête furent garantis à ceux qui en avaient la jouissance.

Le caractère exclusif du dominium réservé aux seuls citoyens romains, la différence faite entre les biens provinciaux et les immeubles italiques, sont choses trop connues et trop arides pour que nous insistions à cet égard.

Bien que la liberté individuelle fût déclarée à Rome sacrée entre toutes, la loi autorisait cependant le créancier à disposer de la personne de ceux qui n'exécutaient pas leurs promesses, contrainte qui pouvait avoir lieu de deux manières : par le nexum ou Yaddictio, selon qu'il y avait convention entre les parties, ou au contraire condamnation judiciaire.

Dans la Loi des XII Tables, l'esclavage pour dettes fut organisé par les Décemvirs, d'une façon impitoyable.

Lorsqu'un jugement de condamnation était intervenu, le dé-

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