‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 38 sur 296 · Compt. rendu par M. Vergé · texte numérisé non relu

Compt. rendu par M. Vergé

ferait souvent « faire vendre au delà du Tibre l'esclave1 », pour recouvrer quelque argent; mais (et c'est là le point d'histoire qui nous intéresse) le législateur autorisait la section du corps ; et tout ce qu'ont pu écrire d'ingénieux, des érudits tels que Bynkerskoeck, Berriat et Dupin aine, ne pourra prévaloir contre un témoignage, dont on ne saurait contester la valeur décisive, celui de Quintilien. En effet il cite justement ladite loi, comme un exemple de ce que le législateur autorise parfois au mépris du droit naturel, et il s'indigne à la pensée « qu'il ait jamais pu être permis de diviser le corps d'un homme, en manière de paiement d'une dette- ».

Dans son Apologétique3, Tertullien se fait Fécho de cette protestation véhémente.

Le domaine de l'État4, dans la société romaine, ayant été constitué et s'accroissant par la conquête, tout bien du vaincu devenait la proie du vainqueur. Les revenus publics portaient le nom de vectigalia, qu'il s'agit du produit des terres, des salines, des forêts, de celui du butin 5, ou encore du loyer des maisons (tecta fruenda).

Les agents du fisc chargés du recouvrement des impôts étaient désignés par la qualification caractéristique à'exactores.

Les contributions acquittées en deniers ou en nature, comprenaient le stipendium destiné à l'entretien de l'armée ; et le tributum, contribution directe réglée par le Sénat pour les besoins extraordinaires.

L'impôt était proportionnel à la fortune, telle qu'elle résultait du cens. La quotité de l'impôt, fixée par la feuille de contributions, montait à un, deux, trois pour mille, et quelquefois beaucoup plus; cette feuille s'appelait formula census.

Parmi les ressources du Trésor6, figuraient encore la dime7 et

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