Mission de Saint- Pierre de Zifté (Egypte
Les Arabes, nous apprend le même missionnaire, ont encore la coutume de jeter quelques pièces de menue monnaie dans les fondations afin que le propriétaire devienne riche. « Pour nos constructions de Zifté, écrit le R. P. Baron, les ouvriers n'ont pas voulu commencer à travailler sans confier à la terre quelques pièces d'argent, comme le veut l'usage du pays. Pour notre petite église de Zifté, les ouvriers arabes firent près de nous une touchante démarche. En effet, quand les fondations furent creusées, ils vinrent trouver le Père supérieur en lui disant : « Maître vous « allez élever une mosquée au prophète Saïdna-Aïssa (Notre- Sei- <( gneur Jésus) : que son nom soit béni par Mahomet! Mais il ne « convient pas qu'une main autre que celle d'un prêtre d'Aïssa u mette la première brique et fasse la croix. Toi seul, ô prêtre « des chrétiens, tu vas poser la première brique, et faire la pre- « mière croix d'honneur de Saïdna-Aïssa, Jésus-Christ ton Sei- « gneur, qui est aussi un de nos prophètes : nous travaillerons « ensuite. » Et tout se termina par un solennel Allah prononcé par le groupe avec ensemble1.
Il existe au Dahomey un très bizarre procédé pour découvrir un voleur, au moyen du coq fétiche protecteur de la propriété.
Chaque salam ou quartier, est tenu de fournir un coq aux féticheurs. Ceux-ci font avaler à ces bêtes une potion spéciale; et le coq qui en meurt est réputé désigner le quartier où se dissimule le voleur recherché. On renouvelle la même opération pour toutes les familles de ce salam, jusqu'à ce qu'on arrive par voie d'élimination à connaître celle du coupable. Alors on procède de la même manière à l'égard des membres de la maison, c'est-à-dire que chacun doit fournir une volaille destinée à l'épreuve. Le voleur est de la sorte infailliblement découvert, prétendent les indigènes, et en tout cas, le châtiment ne se fait pas attendre 2.
Le fait de mourir en laissant des dettes est considéré au Dahomey comme un vrai vol, et le débiteur défunt est puni de