Loc. cit., art
Le « pulvérage » 1 était perçu pour la poussière soulevée par les troupeaux passant sur des chemins publics.
En vertu du nopsage, les seigneurs avaient la faculté d'assister au repas de noces de leurs vassaux, en compagnie d'un lévrier et de deux chiens ; et des arrêts consacrèrent ce privilège en tant qu'il n'était en rien contraire à la morale2.
Dans les environs de Blois, de Montargis..., et en d'autres endroits on voit que les tenanciers étaient soumis au « droit d'oubliage », évidemment, écrivent quelques auteurs, pour les punir d'avoir oublié leur dette3.
Le savant Laurière conteste tout à fait cette interprétation : les oublies sont simplement à l'origine des gâteaux de miel et de farine choisie, que l'on donnait « en oblation » au châtelain; dans la suite la redevance en oublies fut souvent remplacée « par le don d'un chapon », qui devait avoir « un douzain au beck ».
Il faudrait un livre entier pour énumérer les divers prélèvements admis par l'usage féodal. Mais ce qui frappe surtout, c'est que si, au point de vue des libertés publiques et de la condition politique, la France s'est émancipée des mœurs féodales, au point de vue des charges personnelles, le siècle présent ressemble singulièrement à ceux du passé.
Les noms ont été changés, mais les antiques impôts sont restés : seulement on paye à l'État au lieu de payer au seigneur.
Ainsi le chiénage est aboli; mais on applique la « taxe sur les chiens ».
On ne doit plus le pulvérage pour les dégradations causées aux chemins par le passage des moutons; mais chevaux et voitures payent pour circuler sur les voies publiques, sans compter les prestations pour chemins vicinaux.
Vestalonnage5 d'autrefois s'appelle vérification des poids et mesures; et les pontonages et péages de nos pères, sont acquittés