Ou escandillonnage
par les Compagnies de voitures, ou dans les guichets de chemin de fer.
Vestallage ou establage du temps passé dû pour mettre en vente, est converti en « patente et droits de voirie ».
La transcription hypothécaire a remplacé, en l'aggravant, le droit à' é ter lin.
La gabelle, c'est-à-dire les millions que nous payons chaque année pour le sel, nous vient directement du moyen âge, ainsi que le privilège à' épave maintenu au profit de l'Etat l.
Les anciens impôts sur les liquides, cellerage, bouteillage, vinage ont leurs équivalents dans les multiples « droits de Régie », qui s'élèvent chaque année à un chiffre colossal pour les liquides alcooliques.
La taxe de chandelle allumée se retrouve dans les ventes judiciaires « sur dernier feu ».
On est dispensé d'envoyer des épiées au juge, mais à la place, on acquitte d'énormes droits de greffe. On « n'évangélise plus le sac des procureurs d'autrefois2 », pour les rémunérer des soins donnés aux procès; mais on doit régler l'état de frais des avoués.
Le champart ou droit de gerbe a survécu : il est dû avant l'enlèvement des récoltes.
Le guet n'est plus payé directement; mais on entretient une police locale avec les deniers communaux.
Les mangeurs 3, dont parlent souvent les arrêts du Parlement, ont été remplacés par les garnisaires habitant chez les contribuables, il y a peu d'années encore, comme procédé de contrainte fiscale. Quant au droit à'albergie, il existe toujours, le villageois devant loger les troupes de passage.
Sans doute le vet de vink, ou défense d'acheter du vin à tout
1. Les épaves rapportent à l'État 14 millions par an. Par épave il faut entendre, en droit, non seulement les débris des navires, mais aussi tout bien vacant, par exemple une succession sans héritier connu.
2 ce Évangéliser un sac selon son inventaire », c'était vérifier la production faite par un témoin : voilà pourquoi le Maistre des Comptes chargé du rapport était appelé évangéliste.
3. Appelés aussi gasteurs. ce Mettre mangeurs dans maison », signifiait : envoyer un garnisaire chez les contribuables en retard.