‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 80 sur 296 · Cod. Proc, art · texte numérisé non relu

Cod. Proc, art

2. Voici un spécimen de citation et de conclusions : ce Apollodore, fils de..., accuse N.r de telle chose.... Conclusion : il réclame... talents, comme réparation. »

3. Les témoins juraient, sur l'autel de Minerve, de dire la vérité.

4. La clepsydre est fondée sur le principe du sablier : au lieu de sable fin, c'est de l'eau qui s'écoule.

Dans nos juridictions, il est interdit au témoin de jamais lire sa déposition; car on craint qu'elle ne manque de spontanéité et de sincérité. Au contraire, chez les Grecs, celui qui certifiait un fait personnel apportait une tablette, sur laquelle sa déclaration était écrite d'avance à la craie : ayant eu le loisir de peser son dire, le témoin était non recevable à le modifier en rien.

Quant à celui qui se faisait l'écho de l'opinion d 'autrui, ou rapportait le jugement d'un tiers, il produisait des tablettes enduites de cire, et il avait la faculté de rectifier au besoin son témoignage avant de le remettre définitivement au magistrat.

Dans les commencements de Rome le peuple ne connut le plus souvent que les échanges, ce qui diminuait beaucoup l'importance des témoignages, l'exécution du contrat étant simultanée. Bientôt la nécessité d'avoir une valeur représentative des objets, suggéra l'emploi de lingots d'airain comme monnaie primitive. Le signe fiduciaire typique (c'est-à-dire la série des pièces de métal qui existe actuellement dans toutes les sociétés civilisées) faisant alors défaut, les Romains taillaient en quelque sorte la monnaie, en débitant leur lingot, ou plutôt en le faisant peser par un tiers arbitre, ou peseur1, auquel on avait recours en cas de vente; et l'opération avait lieu devant cinq témoins.

C'est alors, détail très intéressant à rappeler, qu'une personne, appelée Antestatus, intervenait; et, afin de fixer dans la pensée du témoin l'échange des promesses, lai tirait an peu le bas de l'oreille, les anciens professant cette croyance que le siège de la mémoire résidait spécialement dans cet organe2. Voulait-on appeler quelqu'un en témoignage? « on lui touchait l'oreille3 », pour attirer son attention sur ce qui allait se passer.

Le rôle symbolique de l'oreille se retrouve ailleurs encore :

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