Argentarii
4. Tabularii, esclaves secrétaires, constitués bientôt en collège.
5. Ainsi, par exemple, les lettres S. P. Q. R. signifiaient Senatus populusque romanus.
6. Le signe ^£ voulait dire également le Sénat et le peuple romain. — V. Cujas, Observ.. liv. XII, eh. xl.
et d'authenticité à leurs écrits, les notaires romains transcrivaient les notes ou brouillons d'acte1, sur un véritable papier timbré ou papier à protocole, au bas duquel ils apposaient leur sceau.
Le protocole2, ou timbre figurant vers le haut du papier indiquait : 1° le nom de l'officier 3 chargé de surveiller la confection de ce papier et de le délivrer aux scribes publics ; 2° la date d'émission ; 3° le nom du fabricant.
On voit que les Romains avaient une administration du Timbre, et des procédés qu'il nous a suffi de copier après eux.
Les actes ainsi passés devant un tabellion, officier public4, ne faisaient pas foi malgré leur solennité, et l'on pouvait être admis à en contester le contenu. Toutefois il y avait un moyen d'authentiquer l'écrit : c'était de l'apporter à l'audience et de demander au magistrat d'en ordonner la lecture et l'enregistrement dans l'actuaire, ou recueil officiel5.
L'inimitié supposée était une cause suffisante pour rejeter un témoignage; et en conséquence, sous Justinien, les Juifs et les hérétiques furent exclus des enquêtes contre les « orthodoxes ».
De plus, la valeur des affirmations était elle-même l'objet de distinctions : Avait-on été appelé6 pour assister à un acte? La parole valait plus que si l'on n'avait connu les faits que par hasard7. Était-on riche8? on était préféré aux prolétaires9, qui, n'ayant que des enfants pour toute richesse, ne comptaient que dans la sixième classe.
Enfin, en dehors des témoins proprement dits, on était autorisé à amener au prétoire des personnes notables, pour attester l'honorabilité de l'inculpé : on les nommait laudatores .