‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue)Chapitre 97 sur 296 · Vinum testimoniale · texte numérisé non relu

Vinum testimoniale

2. Eu sous-entendant le mot res, chose : « Que la chose soit ratifiée ! » — Les formules finales de divers actes et chartes, dit M. Natalis de Wailly, étaient souvent les mots amen ou fiât. (Êlém, de Paléogr., publiés par ordre du Roi, 1838. Impr. Roy.)

3. Si biberint in signum emptionis, reddat potum commerça violator. (Ch. LU.)

raffiné de « la question », appareils variés de savante géhenne, vous éveillez dans un frémissement d'épouvante les souvenirs les plus affreux; vous évoquez des tableaux d'une indicible horreur, qui font gémir notre pitié en révolte et déconcertent notre imagination indignée !

Que se passait-il donc dans l'esprit et le cœur des hommes de Justice quand ils ordonnaient ces épreuves tortionnaires, dont l'atrocité fait presque oublier les forfaits qu'ils avaient mission de châtier? Comment, en un mot, expliquer de pareilles mœurs judiciaires chez des gens d'honneur, somme toute?

Tel est le problème que nous essaierons de résoudre.

Qui pourrait n'être point ému en visitant les noirs cachots encore garnis des douloureux instruments de la torture1?

Au moyen du frontal, on ceignait la tête d'une bande de métal ou d'une corde à nœuds, qu'un mouvement de pas de vis incrustait dans les chairs lacérées.

Avec le dactylèthre et les osselets; avec le compède, les brodequins, les escarpins et le cep, on écrasait les doigts ou les pieds du patient.

La calapelte servait à comprimer progressivement le corps entre des planches rigides ; la cataste et la lampadation, à faire plus ou moins griller les membres, selon la volonté du « questionnaire2 )>.

Avec la tenaille on arrachait les chairs par lambeaux; sur la roue on broyait les os; et la poire d'angoisse placée entre les dents des « questionnés » donnait aux assistants le spectacle anticipé des affres de la mort...

Ainsi fut la torture telle que la connut encore, comme loi d'État, la fin du xvne siècle.

Si l'on remonte à la législation grecque, on constate que la torture procède de l'esclavage.

La loi ayant interdit aux esclaves d'être témoins dans les mêmes conditions que leur maître, le serment fut remplacé pour eux par la crainte de la douleur, quand leur témoignage était re-

1. Une des collections les plus saisissantes est celle que nous avons vue en Bohême, dans les souterrains de l'ancienne prison de Brunn.

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