‹ Histoire des découvertes géographiques des nations Européennes dans les differentes parties du mondeChapitre 107 sur 123 · ASiE-MiifnnuE. [13*siicLBÀP.i.H · texte numérisé non relu

ASiE-MiifnnuE. [13*siicLBÀP.i.H

c»ri8 la Papblagonie et la Bilhynie orientale jusqu'au SangarkM. Mais Trébizonde ne conserva pas longtemps ces deux provinces. I^caris reprit bientôt après Héraclée et la Bithynie ; et le salthan d'iconium , Azzeddïa Kaïkaous , profitant de -cette latte où s'affaiblissaient les deux princes grecs, leur enleva en 12141a place importante de Sinope et toute la Papblagonie maritime. . La période d'un demi-siècle environ, de 1204 à 1261, qai vit régner à Constantinople la race des princes latins, fut poar les Vénitiens l'époque de leur plus baute puissance dans le Pont- Euxin. Jamais, depuis les beaux temps de l'Empire romain, cette grande mer intérieure n'avait cessé d'être fréquentée par les navigateurs de Tltalie ; et depuis que Venise, sortie de ses lagunes, s'était élevée au premier rang parmi^les cités comtoer* çantes de l'Occident, c'était principalement dans ses mains qu'était passé le commerce de ces plages lointaines , aussi bien que des autres mers de l'Empire grec. Cette souveraineté commerciale avait eu des phases, néanmoins; à diverses reprises, mais particulièrement dans la première moitié du onzième siède, le Pont-Euxin avait vu flotter deux pavillons rivaux , ceux de Gênes et de Pise , près de l'orgueilleux pavillon de la ville des Doges (0. Cette rivalité fut interrompue lorsque les Vénitiens, tout-puissants à Constantinople après l'avènement du comte Baudouin, se furent attribué le monopole presque absolu du commerce de l'Archipel et des ports situés au delà du Bosphore. Gênes, leur rivale la plus redoutable, si elle ne fut pas absolument exclue des comptoirs de l'Euxin, dut s'y résoudre à un rôle secondaire. Mais elle eut bientôt après une éclatante revanche : la restauration des empereurs grecs à Constantinople, en 1261 , effectuée avec le secours de la marine génoise comme la conquête latine l'avait été avec l'aide des flottes vénitiennes, valut aux Génois des privilèges plus étendus encore et plus absolus que ne l'avaient été ceux des Vénitiens ; et ceux-ci , repoussés à leur tour d'une mer où depuis tant de siècles régnait leur pavillon , se virent contraints de tourner vers d'autres parages leur

* Pardessus, Tableau du commerce maritime antérieurement à la découverte de l'Amérique, en tête delà Collection des lois maritimes antérieures au xvin*slècle, in-û. ISSIet a. suiv., 1. 1, p.iv; t. Il, p. ix; t. III, pTfl.

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